‹ Le Pérou avant la conquête espagnoleChapitre 6 sur 38 · LEE · texte numérisé non relu

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semble que les problèmes insolubles soient ceux qui excitent au plus haut point la curiosité de certains esprits. Mais nous avouons , après avoir fu de fort savantes dissertations sur cette matière, n'y avoir rien appris : à nos YEUX, la question n'a pas avancé d'un pas. Quelques-uns, comme M. Hermann E. Ludewig, ont élé jusqu'à aflirmer que l'Amérique n’a pu être peuplée par les races de l’ancien continent, parce que les communications par terre sont impossibles, et que jamais des tribus entières n’ont dû traverser les immenses forêts vierges de l’Orégon. Mais, outre qu’il n'est pas nécessaire de supposer que les colons soient venus par le nord, au nombre de plusieurs centaines de mille, il ne serait pas impossible qu’ils eussent suivi, sur les mêmes vaisseaux qui leur auraient servi à traverser la mer, la côte de l’océan Pacifique jusqu'aux plaines fertiles du Mexique. Un des meilleurs arguments en faveur de la dérivation des races américaines des tribus de l’ancien continent serait, selon nous, le petit nombre d'habitants répandus dans les contrées du Nouveau- Monde à l’époque de la conquête espagnole. Si l’on suppose en effet que l'Amérique a été peuplée de touttemps, comment expliquer que cette race se soit si peu multipliée en comparaison de celles de l’autre bémisphère. M. de Humboldt lui-même ne nous paraîit pas en avoir donné une explication satisfaisante. T dit que «rien ne prouve que l'existence de l’homme soit beaucoup plus récente en Amérique que dans

les autres continents. Sous les tropiques, ajoute-t-il,

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