CHAPITRE XVIII
I. — Colonisation et immigration. — II. Transports gratuits aux artisans. — III. Conditions. — IV. Constitution de sociétés pratiques. — V. Conseils aux émigrants. — VI. Ce qu'il faut emporter. — VII. Agriculteur et éleveurs. — VIII. Les artisans. — IX. Professions libéraies — X. Colons de Montana. —XI. Intellectuels et sans profession. — XII. Conclusion.
I. — Les avantages obtenus par les États de l'Amérique qui réussirent à attirer vers eux un fort courant d'émigrations sont incalculables ; il suffit de citer comme exemple le splendide développement commercial et agricole du Mexique, de la République Argentine et du Brésil qui, dans l'espace de vingt-cinq ans, virent leur richesse publique s'accroître dans les mêmes proportions que s'opérait l'augmentation de la population.
Le gouvernement péruvien essaya à diverses reprises d'attirer vers ses immenses territoires vierges l'émigration européenne ; mais en raison de l'instabilité gouvernementale occasionnée par des troubles trop fréquents, ces tentatives, opérées sans esprit de suite, n'aboutirent à aucun résultat pratique.