‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 114 sur 244 · CHAPITRE QUATRIÈME. Î · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME. Î

la grâce d'une bonne mort aux agonisants, et le repos éternel aux âmes du purgatoire. Son ingénieuse charité s'occupait ainsi des besoins communs et de ceux de chacun en particulier. Cette âme généreuse , s'oubliant elle-même et animée de l' esprit de Jésus-Christ, embrassait dans ses désirs le salut et la conversion de Tunivers. Elle eût voulu que Dieu fût connu , aimé et glorifié de toutes les créatures, et que le sang du Rédempteur n'eût été répandu en vain pour personne. Nous verrons plus tard comment Rose substitua à sa discipline dé cordes un instrument bien autrement terrible.

Souvent aussi elle liait autour de ses bras des cordes grossières et les serrait de façon -à s'écorcber; elle supportait ce supplice pendant de longues heures sans qu'aucune altération se manifestât sur son visage ^

Une autre de ses coutumes était de passer, quelque temps qu'il fit, plusieurs heures de la nuit nu-pieds dans le jardin de ses parents, les épaules chargées d'une énorme croix en bois. Souvent elle succombait sous ce poids et tombait meurtrie à terre. Elle sup* pMâit alors sa confidente Marianne, qui l'accompagnait toujours y de lui marcher sur le corps,, de l'accabler de coups et de mauvais traitements ; elle n'était satisfaite que quand la fidèle servante l'avait brutalisée sans aucun ménagement '.

* BoITanâ.,7. c^, ch. vi, p. 915. — Gonzalez, cb. v, p. 915. Ott, ch. Ti, p. 46.

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