‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 126 sur 244 · CHAPITRE SErTItME. im · texte numérisé non relu

CHAPITRE SErTItME. im

j» intercède pour moi auprès de son Fils ^ » Bien que le sacristain ne comprît pas le sens de ces paroles ^ H s'empressa d'accéder au désir manifesté par la pieuse fille^ eberefaa une échelle et mit, mais avec beaucoup de peine, les coraux au lieu désigné* Rose passa deux jours en prières, le troisième était celui auquel elle espérait obtenir le signe d'assentiment qu'elle sollicitait de la miséricorde divine. Elle se rendit à la chapelle, le chapelet ne se trouvait plus au cou de l'image de la Vierge , il était appendu aux mains du petit Enfant JésQs, au grand étonn^nent du père sacristain, car ni loi ni aucun des religieux du couvent n'y avait touché.

Quant à Rose, son coeur était pénétré de reconnaissance; ne doutant plus qu'elle ne fût arrivée au but de ses vœux , elle pria instaihment le père Juan de Lorenzana (il était alors sou coniessenr) et les époux de la Massa de lui obtenir l'autorisaticm de construire sa petite cellule.

Ils se rendirent à cet effet , le 2 février^ jour de la Purification, chez Marie de Flore». Les dispositions de cette dernière n'étaient plus les mêmes, elle accueillit la requête avec une bienveillance parfaite et consentit à ce que désormais personne n'eût accès auprès de sa fille, sans une permission formelle de son directeur spirituel^.

Rose se mit elle-même a l'œuvre le lendemain.

* Bolland., /. c, p. 924 etsuiv. — Gonzalez, op. c, p. 24 et suiv. — Ott, pp. c, p. 69 et soiv*

* Ihid.

Elle réunit des pièces de bois et- des planches, et au bout de peu fie jours le modeste sanctuaire était construit. Notre sainte lui donna les proportions qu'elle avait indiquées , cinq pieds de long sur quatre de large, et le père Lorenzana s' étant étonné qu'elle T eût construit si petit /elle lui répondit avec un paisible sourire : « Nous y trouverons bien assez de place le )) bien-aimé de mon âme et moi ^ »

' A partir du moment où la ceQuIe fut achevée, Rose y passa, toutes ses journées, et habituellement elle ne retournait à la maison paternelle qu'à une heure assez avancée de la nuit. Elle y partagea son temps entre la prière, la méditation et le travail manuel, et y fut l'objet des faveurs célestes les plus signalées.

Lorsqu'au lever du soleil elle travei*sait le jardin pour gagner sa retraite, elle conviait la nature entière à glorifier avec elle l'auteur de toutes choses. Et alors on voyait les arbres s'incliner sur son passage, secouer les perles de la rosée et entre-choquer leurs feuilles en rendant un son harmonieux, les fleurs se balancer sur leurs tiges et entr'onvrir leurs corolles pour répandre leurs plus suaves parfums^ et célébrer à leur manière les louanges de Dieu. En même temps, les oiseaux se mettaient à chanter et venaient se poser sur les mains et les épaules de Rose , les insectes la saluaient de leur joyeux bourdonnement; en un mot, tout ce qui a vie et mouvement s'unissait au concert de louanges qu'elle adressait au Seigneur; elle avait reconquis la royauté

* BoUand., /. c, p. 924 et suiv. — Gonzalez, op. c, p. 24 et suiv. — Ott, op, c, p. 69 et suiv.

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