‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 50 sur 244 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

toi^t m revQplissaat les humbles fonclioas de œc^tre d'éeole à Paoaind.

L'article principal du traité conclu par les trois confédérés portait : « Que Pizarre, cc^nu pour un homme de inain et longtemps exercé dans les guerre contre les Indiens, serait chargé de l'expédition} qu'Almagro lui amè^rait les renforts dont il aurait besoin , et que Fernand de Luque fournirait lea Approt visionuements , veillerait aux préparatifs et resterait à Panama pour avoir soin des intérêts généraux de l'entreprise. s> Ih devaiept d'ailleurs y mettre chacun tout son bien et se partager, ei\ parta . égaler ^ \w richesse qu'ils parviendraient à am^s^r*

l.es associés se jurèrent une fidélité à tcsal^ épreuve^j et, pour s'en donner un gag^^ il^ eomqauuièrent ensemble à un^ mess& que célétn'a Fernand.

Pizarre, en partant pour sa conquête , se fitinveslir de pleins pouvoirs par Pedraria^ Davila , gi&m^'i neur de Panama. Il s'enibarqua Ifi H septembre, em-* menautun spul vaisseau , deux ^no|s et ec^pt quatocae hommes. C'était avec ces forces qu'il se disposait à s'emparer de la plus yaste monarchie du nouveau monda» et à renverser une dynastie chérie, ou plutèt encore adorée de ses sujets, et qui occupait 1^ tr6ne depuis plusieurs siècles.

L'expédition eut à lutter contre la nvaladie^ la famine et les armes des indigènes. Sur tous les poin^ où elle aborda, elle trouva un climat humide et fiévreux et des enpemis très-belliqueux. Apr^s ^oixanle? dix jours d'une navigation hérissée de difficultés ^

Pizarre se retira à Chinchama, vis^-vis de Ttle des Perles, pour y attendre les renforts qu^AInagro devait lui amener. Ce dernier avait réussi, en effet, à réunir encore soixante-dix hommes à Panama ; il eut d*ailleurs à surmonter les mêmes difficultés que son associé; il perdit un œil dans un combat, et, après avoir longtemps navigué' au hasard , il arriva également à Chinchama.

Les deux aventuriers , se voyant à la tète de cent quatre-vingts soldats, recommencèrent à longer les cAtes, mais sans plus de succès qu'auparavant; en quelques semaines, cent trente des leurs furent enlevés par la fièvre, et Âlmagro retourna à Panama pour y chercher des hommes de bonne volonté. Il n'en put trouver-que quatre-vingts; ce fut avec cette faible troupe que lui et Pizarre reprirent leur exploration. Après de nouvelles calamités et de nouvelles souffrances, les Espagnols abordèrent à Tacamez, au sud de la rivière des Émeraudes. Le pays était fertile, cultivé et habité par des Indiens beaucoup plus civilisés que ceux qu'ils avaient vus jusqu'alors; ces indigènes portaient des vêtements en tissus de laine et de coton et des bijoux en or, mais ils reçurent les étrangers à coups de flèches. L'aspect des lieux tentait la cupidité des Espagnols; toutefois, étant trop peu nombreux pour oser attaquer une population intrépide, ils décidèrent qu'Âlmagro irait une fois encore recruter des combattants à Panama, et qu'en attendant, Pizarre et les siens se retireraient dans la petite tie de Gallo, voisine du continent.

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