‹ Le Pérou et Sainte Rose de Lima:Chapitre 66 sur 244 · CHAPITRE NEUVIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE NEUVIÈME

CuTOO avec rintenticm de se rendre nM^tre de cette ville. Privé de scfti conseiHer Herrada, qui venait de moarîr, il irrita «in grand nombre de ses partisans par son excessive arrogance, an moment où il Ini importait plus que jamais de maintenir la bonne harmonie parmi les siens.

Sur ces entnefoites, Vaca de Oaistro réussît à opérer sa jonction avec Alvarado et Hoignin , et se décida à termini^ la guerre d'un seul coup en livrant bataille à isoa adversaire avant qu'il arrivât à Tandenne capitale de Tempire. Castro, homme de loi jusqu'alors écraser au oiéticr des armes, prit Ini-mèoie le cornaiafidefliaBt de sa petite armée el fit preuve, dès le premier jour, d'une habileté, d'un saag-froid et d'une sâreté de coup d'oeil qui eussent fait hcmo^ir à un vieux capitaine. Le combat s'engagea le 1 6 septemt»'e lôiâ, à Chupas, bourg situé a deux cents milles de Cuâco. Il ftit sanglant et opiniàti^. Des deux côtés ou fit des prodiges de valeur; enfin une charge de cavalerie commandée par Vaca de Castro en p^?8onne décida du sort de la journée, a l'heure du coucher du soleil. Beaucoup de soldats d'Almagro profitèrent de l'obscurité pour se sauv^, cent cinquante d'entre eux forent surpris dans leur fuite et massacrés par les indigènes, arrachés un moment à leur torpeur.

Aimagro lui-même s'échappa et se réfuta à Guzco, mais il se vit trahi par ceux qui lui avaient juré une fidélité à toute épreuve ; Rodrigue de Salazar, Tun de ses lieutenants, le fit arrêter.

Les vaincus furent traités avec rigueur. On en exé-

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cuta plusieurs le lendemain et le surlendemain de la bataille. Castro se rendit ensuite à Cuzco, fit juger et exécuter en place publique don Diego d'Ahnagroayec ses principaux complices ' et en condamna une vingtaine au bannissement. Don Diego ne laissait pas d'enfants; son nom s'éteignit avec lui.

Vaca de Castro, ayant écrasé la révolte, s'appliqua à exécuter les ordres de son souverain et à faire jouir des bienfaits de la paix le pays confié à son adminis^ tration. Il procéda à cette grande œuvre avec sagesse et maturité; mais le Pérou n'était pas au terme de ses révolutions, bientôt de nouveaux troubles désolèrent cette malheureuse contrée et y firent couler encore des torrents de sang européen et indigène.

Les anciens oppresseurs des Péruviens, irrités de la conduite de Castro, qui mettait un terme à leurs exactions et s'efforçait de faire exécuter les décrets royaux, réclamèrent contre les nouveaux règlements et firent même parvenir leurs plaintes en Espagne.

Charles-Quint, assisté de son conseil des Indes, estima que le moment était venu de prendre un parti décisif, et qu'en chargeant du gouvernement de l'ancien empire des Incas un vice-roi représentant de la personne du monarque, il ferait taire les ambitions rivales, assurerait la bonne administration du pays et l'exécution des décrets royaux.

Il résolut aussi de créer pour le Pérou un tribunal spécial; car, jusqu'alors, ce pays avait été compris

* Au rapport des anciens historiens, ils étaient au nombre de quarante.

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