CHAPITRE ONZIÈME
vice-rois du Péron. A partir de ee temps, le pays resta tranquille peadant ane très-longue suite d'années ^
CHAPIIRB ONZIÈME.
Action de rËgHa» estboliqfne au Vénm»
Détournons nos regards des scènes déplorables dont nous avons tracé la rapide esquisse, pour contempler un plus consolant speclacle.-^
Tandis que les conquérants du nouveau monde faisaient ployer les Indiens infortunés sous le joug le plus odieux I TÉglise se préparait à les gagner à Tobéissance et à la civilisation chrétienne par des voies conformes à l'esprit de son divin fondateur.
Le pape Jules II avait créé les premiers évêchés aux Antilles dès Tannée ^ 51 1 , et des religieux de plusieurs ordres, notamment des franciscains et des dominicains, y travaillaient avec un zèle incomparable,
* La révolte foraddable des habitants du Pérou k la fin du dix-huitième sièclo n'appartient plas au si^et que nous traitons. Cette révolte, contemporaine de celle qui enleva à FAngleterre presque toutes ses colonies de FAmérlque continentale , IkilHt faire perdre à TEspagne la partis SBOOtnense do Pérou, Elle lut provoqués par les exactions de quelques em« ployés espagnols et reconnaissait en qualité de chef don José Gabriel Condorquani, fils du cacique de Tungasuca, et qui se^ donnait pour un descendant des Incas. Il avait pris le WHn de Topse-Amam* Après nss lutte des plus opinlàtrea il ftit pris et mis à mort avec sa famille. Quelques autres révoltes partielles suivirent celle dont nous venons de parler et servirent de prélude à la grande révolution qui mit fin à la domination eqMgMledaiis l'Amérique méridioBsle.
Après la découverte et la conquête de rAmérique centrale, et avant que le souverain pontife eût ex* pédié les bulles nécessaires pour rétablissement régulier des affaires ecclésiastiques dans ces contrées , un grand nombre de moines demandèrent à s'y rendre pour se consacrer à la pacifique conquête des nations idolâtres.
Adrien IV, cédant aux instances de la cour d'Espagne et en particulier de l'impératrice Isabelle, lança, dès le 9 mai 1522, — plusieurs années par conséquent avant la découverte du Pérou, — une bulle qui chargeait les franciscains d'évangéliser le nouveau monde. Le général de l'ordre, Francisco de Quinones, commissionna à cet effet Martin de Valence , provincial de Saint-Gabriel, qui partit à la tète de douze religieux.
Ces pacifiques conquérants arrivèrent à la Vera- Cruz au mois de mai 1524. Fernand Cortès les y accueillit avec respect. Leur apparence humble et affable impressionna favorablement les indigènes, qui tout aussitôt reconnurent en eux des amis et des protecteurs.
Les missionnaires s'occupèrent, dès leur arrivée, de l'étude des langues du pays; lorsqu'ils furent en état de les parler, ils se répandirent de divers côtés. Bientôt d'autres ordres envoyèrent des ouvriers pour s'associer aux travaux des premiers venus. L'on vit ainsi débarquer successivement en Amérique de nombreux disciples de saint François et de saint Dominique , des augustins et des frères de la Merci ' . Tous
* Plas tard, plusieurs autres ordres encore, en particulier