SCENE VI
ALFRED
C*esl-à-dire que je devrais supporter...
M™* DE BRÉVANNES
G*est justice... Nous connaissons votre passion pour la Silvia... et, loin de chercher à la combattre, c*esi à la demande d'Amélie que j'ai invité celle charmante actrice , persuadée que sa présence attirerait la vôtre .. j'ai deviné juste... mais , de notre côté, nous réunissons une société choisie... vous en jugerez bientôt Tous-méoie. Jusqu'à présent, le Président seul...
ALFRED
II est ici ?
M"" DE BRÉVANNES
Depuis ce matin.
Je ne souffrirai pas!...
M""* DE BRÉVANNES
N*allez pas faire paraître que son arrivée vous contrarie... on se rirait de vous... un mari jaloux !... mais c'est du dernier ridicule... Songez que nous aurions aussi le droit de nous fâcher , et cependant nous recevons la belle Silvia... Convenez que Ton n'est pas plus indulgent !
ALFRED
Mais , le Président s'est déjà permis...
M™* DE BRÉVANNES
Quoi donc?... vous m'inquiétez!...
ALFRED
Une lettre d'amour , adressée à M*"* de Bellecour , m'est tombée , par hasard , entre les main».
M™* DE Bfté VANNES.
N'est-ce que cela... Combien n'en avez-yous pas écriies qui n'éiaient pas destinées à votre femme?
ALFRED
Quel est cet homme?... un chevalier (^'industrie. Je le croyais depuis longtemps aux Indes.
M™" DE BRÉVANNES
Il parait qu'il en est revenu.
ALFRED
Mais enfin, s'il allait me compromettre?...
M™® DE BRÉVANNES
Fi donc... un homme du beau monde î Vous le verrez, et je ne doute pas que vous aurez pour lui les égards qui lui sont dus. D'ailleurs , chez moi , j'ai le droit d'exiger que l'on respecte les convenances.
ALFRED
Vous serez obéie.
«m» DE BRÉVANNES.
Plus lard vous me remercierai, je l'espère, de ce que je fais aujourd'hui pour vous... (A part, emortant) Tout va bien.