‹ Le perruquier de l'opéra: comédie en un acte, mêlée de coupletsChapitre 14 sur 32 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

AMÉLIE

Quoi I... VOUS savez déjà?... alors, je ne chercherai pas à vous le cacher... mais je ue Taimepas... du moins jusqu'à présent.

ALFRED

11 est donc bien séduisant?

AMÉLIE

Ronianre de Téniers.

Il me plaignait , et dans mon âme

Je sentais naître le bonheur.

Il est si doux pour une femme

De pouvoir épancher son cœur!

Près de lui , je croyais encore •

Oublier un époux , hélas !

Que TOUS importe^ s'il m*adore,

Puisque tous , tous ne m'aimes pas ?

Il venait chez ma tante , et là , en sa présence , nous répétions des morceaux de musique ; car, depuis ma sortie du couvent, j'ai cultivé avec soin cet art que vous aimez tant... je danse aussi avec grâce !

ALFRED

Vous, Amélie, qui paraissiez si indifférente à tout !

AMÉLIE

J*avais tort, j*en conviens... J'ignorais que pour continuer à plaire , il faut chaque jour paraître nouvelle ; et, pour y parvenir, un peu de coquetterie est nécessaire... une toilette simple, mais de bon goût...

ALFRED

En effet... je n'y avais pas encore pris garde.

AMÉLIE

Une conversation où l'esprit ne brille jamais au i dépens du cœur.

ALFRED

Que de rai^n.

AMÉLIE

Enfin , c'esi en s'occupant des aris q^^me femme sait se rendre intéressante , sans que là calomnie ou Tenvie ne viennent troubler sa paisible existence.

ALFRED

C*est charmant ]

Voilà , monsieur , ce que j'ai appris d,epuis deux mois.

ALFAI^.

Depuis que le Président de Mqntjon ?...

AMÉLIE

C'est possible !

ALFREU.

Vous avez donc eonsenti à recevoir ses letlresl

AHÉLIE.

Je ne les ai jamais lues.

ALFRED

Vous cherchez à me tromper.

AMÉLIE

Ne vous dois- je pas conliajftce entière?

ALFRED

Et obéissance... Il ne faut plus recevoir le Pcésir dent!

AMÉLIE

Ce serait offenser ma tante qui en fait tant de cas ; et puis... qui me plaipdrait ?

ALFREQ.

Votre Mti est-il si malheurçui!... J'avov^qaede

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