SCENE VI II
graves occupations m*ont tenu éloigné de vous plus que je ne voulais; mais, je puis réparer le temps perdu.
AHÉLIE.
Ma tante m*a tout appris , et je sais combien vous êtes coupable.
ALFRED
Ne croyez pas, Amélie , ces bruits calomnieux... Le monde est si méchant I
AMÉLIE
Vraiment! ah! j*en serais enchantée... pour vous; car, pour moi... vous m*avez épousée par convenance.
ALFRED
Je ne vous connaissais pas alors.
AMÉLIE
Moi, je vous aimais déjà.
ALFRED
11 serait possible ! Mais pourquoi me l'avoir caché ? vous rougissez !... si je pouvais espérer encore... nous sommes seuls... qu'un baiser du moins...
AMÉLIE
Si Ton nous apercevait, nous serions couverts de ridicule... un mari embrasser sa femme, et en plein jour!...
Au moment où Alfred va embrasser Amélie , M™« deBré-
vannes et PoUidore paraissent à la porte du fond.
ciel !... ma tante avecle Président!...
ALFRED , à part.
contretemps!... que je hais cet homme!...