‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 100 sur 211 · LA VOLONTE LOCOMOTRICE DI-: MAINE DE BIRAN · texte numérisé non relu

LA VOLONTE LOCOMOTRICE DI-: MAINE DE BIRAN

degré quelconque de le voir se réaliser se lie à l'imagination que nous en avons, nous pouvons bien dire que nous posons une condition de sa futurilion, condition nécessain* et snlîisaiite pour de n(dnbreuses classes de cas; mais (juand ce mouvement se produit, nous n'avons pas le droit de le regarder comme notre œuvre simple et exclusive, attendu quo son accomplissement n'a eu lieu que parce cjue nos organes ont les disj)osilions voulues à cet effet, avec les limitations et les déterminations dont parle Leil)niz : choses (pii ne sont connues de notre conscienci^ que par expérience, et qui p(Mivent manquer, même entièrement, car elle ne se connaît aucun rapport nécessaire avec elles.

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CIIAIMTIIK V

LA VOLONTÉ LOCOMOTUICK DE MAINE DE lîlHAN

« X(Mis trouvons, (ht Maine de i>iran, profondément empreinte en nous la notion de cause, ou de force, et ce sentiment n'e.st autre (]ue celui de notre existence même, dont celui de l'activité est inséparable; car nous ne pouvons nous connaître comme personnes indivicbielles sans nous sentir causes relatives à certains effets ou mouvements produits dans le corps organique. » On ne saurait mieux dire ; nous pouvons même aller plus loin, et remar- (pier, en observant les premiers mouvements de l'enfant, quil a parfaitement l'impulsion à l'acte et le sentiment d'agir sur des corps qui ne sont [rdsliii, avant desavoir que son action ne les atteint qu'à travers ses organes comme intermédiaires. Et quand la réflexion est venue,, on ne se sc/i/ pas être cause en sentant les effets ; on se sait cause, parce qu'on a, outre la conscience de la force active, ou puissance, la connaissance acquise de l'eilicacité et des

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limites de ce pouvoir sur les org-anes, par eux, sur les corps extérieurs, et enfin Tinformalion actuelle de la j)roduction des elTels qui se trouvent actuellement possibles.

« La cause, ou force actuellement appliquée à mouvoir le corps, est une force agissante, que nous a|)j)elons volonté ». — Xon, la force appiiquvo et at/i^sdulr est une image de ce que nous voyons sommairement (piand un corps extérieur donne Timpulsion à un autre corps extérieur : [)!iénomènc dont les modes d'opérer intimes et la cause complexe nous sont d'ailleurs cachés; et cette apullcafion pr*étendue est l'imagination réaliste de la rohmfr sortant de Tordre de la pL'usée pour s'adapter à (jueLjue mécanisme.

« Le moi > identifie complètemcMit avec celte force agissante » : — expression mythologique, à lafjuelle on ne saurait dumui* aucun sens positif, parce cpie les idées ainsi rapj)rochées sont hétérogènes.

(( Mais l'exis{(Miee de la force n'est un fait j)oui' le moi qu autant (ju elle s exerce, et elle ne s'exerce cprautant qu'elle peut s\aj)j)li(juerà un terme résistant ou inerte » : — continuation de Tiniage gj'u^aière, et abstraite cependant, du mobile inù qui entraîne le mobile pris à l'état de repos et supposé n'sistant ^

^lais, sur ce point, le (Hsciple de iiiran, éditeur de ses œuvres, avoue «pT « on ne r-cnconlre pas dan- ses écrits, toute la précision désirable. Le second terme de Teiïort est désigné tantôt comn)e mouvement ou nto/ion acfivp. tantôt comme sensation musculaire, tantôt ndin ronnne n'-sistance. Il faut, dit-il, pour entrer dans les vues de l'auteur, élaguer toute notion objective ou représentative du mouvement considér('' dans res[)ace externe , le fait du sens intime ne pouvant contenir un élément de cet ordre ». 11

1. Essai sur les f'ondemenls de la psyc/iolo'jie, inlroduction p'Mrrale, p. 47, t. 1 (II' l'ùtlition di^s Œucres niédUes de Maine de /i<iv//i publiée par Erni'st Naville,

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