‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 104 sur 211 · Three dlalorj iies , etc., éd. Fraser, I, p. ;iU · texte numérisé non relu

Three dlalorj iies , etc., éd. Fraser, I, p. ;iU

L\ TIIKORIL: Di: L\ perception de BERKELEY 263

parvenir, et d'éviter l'em[)loi des notions dans le fait de percevoir. Quant au [)rincipe d'action, « je n'ai, disait-il, aucune notion de quelque action que ce puisse être qui soit distincte d'une volition, et je ne puis concevoir qu'une action soit ailleurs que dans un esprit... La volonté et l'entendement constituent, au sens le |)lus strict, une intelligence ou un esprit {a nûnd or spinl.) La cause eiïlcace de mes idées est, dans la plus exacte propriété du terme, un csi)rit [a sjjirif] ^ )> Ce dernier, cause des idées, est Dieu. Mais, qu'il s'agisse de Dieu ou de l'homme, le sens d'un concept de substance spirituelle se trouve notablement changé, quand même on garderait le mot de substance, alors'^que l'esprit est ainsi défini, et que la définition est si proche de ne désigner qu'un sujet purement logique de

ses attributs.

Une criticpie sérieuse du Berkeleyisme doit se réduire à signaler les vices de la méthode empiriste, qui refuse au pliiLophe les moyens de trancher la question de la subslance, et de déliiiii' les êtres, leurs propriétés et leurs rapports, par la méthode scienlifique des lois : lois de l'esprit, lois de la nature. Et cette méthode. Hume, la portant à ses extrêmes conséquences logiques, n'ai)erçut plus aucun moyen de constituer les synthèses de la connaissance et de l'existence. Berkeley avait cru [)Ouvoir remplacer ces synthèses par un incompréhensible ordre universel, institué divinement pour odVir aux esprits créés des signes de leur existence, et de tout ce qui leur est nécessaire, sous la foi'ine d'une nature qui ne serait tout entière que les idées sensibles dont Dieu est l'auteur, et qu'U leur fait percevoir. Hume, lui, ne vit les idées qu'à l'état délié.

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