‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 113 sur 211 · CHAPITRE l · texte numérisé non relu

CHAPITRE l

liEIl), IMî()M\\ ET HAMILTON

Dugald Stewart, vantant la réforme que, suivant lui, Reid avait accomplie en philosopliie, vovait son mérite éminent en ceci: fpfil avait montré (mr 1rs seasa/ions ne rrpoiulent pas plus aux quaUlvs de la malu've fjiif les mofs ne ressemblenf aux choses tju'/ls (Irsif/uf/i/, et que, niant le rapport de la perception à la sensation, renversant riiypotlièse universellement reçue des idées représentatives, il avait fait voir rjue c'esl des objets exiêrirurs eux-mnnf's rt hou de l('U>'< psprces ou nnaqrs que uotve esjH'tt a la pei'cephou^ , Or la première j)i'oposition appartient en principe à Berlveley, et sa véi-itable jx^rtée est d'établir qu'il n'existe [)uint une matière en soi, définie j)ar les qualités qu'on a coutume d'imai»iner extt'i-ieurement réalisées d'après les sensations; et la seconde ne pourrait recevoir un sens sérieux que si Reid avait en effet révélé la vraie nature de ces objets extérieurs dont il nf(i*il)uait à notre esprit la perception. Mais si Reid eût fait cela, il eût mis le sceau à la pliysique, et même fi la métapliysique; car les pliysiciens savent bien aujourd'hui (pie la connaissance de la matière est l'objet dei'uier, la fin de l'étude des corps et de leurs propriétés, au début de laquelle on ne peut placer que l'énoncé de quelques faits ou notions; et les métaphysiciens n'ont à leurdisposition, dans la question, que des définitions a priori ou des inductions tirées des découvertes de la pliysique. Tout ce que lîcid a fait, venant après Berlveley, n'est (ju'un essai de restitution, à titre de réelles, de ces qualités primaires des corps dont Berkeley avait réfuté l'être en soi, et qui ne sont réellement que des concepts. Comme il pouvait bien les dire, mais non pas les

1. D. Sti'warl, Philosophie de l'espril luimain, cliap. i. -.et. m.

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