Bdiii, T/ie sensés, etc., p. 198-0, 2« édit
KTuni: SUR LA pi:rci:ption et la force
externe, indépendante, pourrait sig-nifier de plus. Il pouf, sans doute, imaginer ce monde sans lial)i(an(s? Mais ce ne peut jamais être là cpie concevoir la conscience supposée d^m habitant que ce monde pourrait avoir. Il ne peut en somme concevoir que des riais de furcv tu use hlairc unis à des se Jisa fions,
« L'existence passée et la persistance à venir de Tunivers-objet ne saurait signifier pour nous (\u\inc chose : c'est que, si des esprits existaient dans le passé, ils (lovaient, et, s'il doit en existei* dans l'avenir, ils devront rire affectés d'une certaine façon. Ma conscience-ol)j('t est aussi bien une partie de mon être que ma consciencesujet. Seulement, quand je ne suis plus, d'autres êtres reprennent et entretiennent la i)artie-objet de ma conscience, tandis que la |)artie-sujet a disparu. L'objet est ce qui est permanent, commun à tous; le sujet, ce qui est mobile, particulier à chacun ; mais rien ne nous autorise, dans le fait de la communauté d'e\périenc(\ à séparer l'expérience d'avec l'esj)rit, ou l'objet du sujet...
« La conscience-sujet est l'esprit objet de la science mentale), et la conscience-objet est l'autre partie de notre ôlre, en laquelle tous les êtres sentants participent in w/uc/i ail ot/ivr svnlivnt In'inr/s participale) et qui nous donne l'univers étendu et matérier. »
Nous proposerons de ce système une interj)['étation hardie. Elle est toute de raisonnement, mais il n'est |)as possible, comme Alex. Bain l'a peut-être imaginé, d'airiver aux grandes généralisations sans trouver, dans la psxcliologie, la métaphysique.
Entre la conscience-objet et la conscience-sujet de son système, ily a une différence capitale. La première est constante : en tout monde dont on peut se figurer, — comme il est clairement expliqué ci-dessus, — l'existence, sous la condition qu'une conscience-sujet, une au moins, s'\ trouve,