‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 124 sur 211 · The sensés, etc.. AppendU, p. tiJO · texte numérisé non relu

The sensés, etc.. AppendU, p. tiJO

LA PERCEPTION CHEZ lîAIX

avec les sensations musculaires et les mouvements représentés, la conscience-objet est donnée constamment parla même, et il y a perception de l'espace, du temps et de la matière. ^Nlais la |)remière partie, la conscience-sujet est individuelle. Comme notre point de vue est tout empirique, nous ne sommes [)as fondés à supj)oser, — ce serait une hy|)othèse transcendante, — que les consciences-sujets vivent au delà du temj)s où fonctionnent leurs organes ; par consé(|uent, elles sont des modes de sentir et de percevoir, individuels et transitoires, mais toujours en rapport avec ces modes constants de représentation de l'espace, du temps et de la matière, qui sont donnés en correspondance avec leurs mouvements spontanés, j)uis réfléchis, avec la conscience de ces mouvements, qu'ils impliquent. Il faut observer que les mouvements en eux-mêmes relèvent de l'oi'dre constant, mais que les sentiments et les représentations appartiennent aux consciences-sujets individuelles.

Tout se passe donc comme s'il existait une conscience, sujet et objet, universelle, dont l'être se diviserait en deux développements parallèles de propriétés indissolublement liées d'un orch'e à l'autre : d'un coté, l'ordre des sensations, des mouvements représentatifs, de leurs conséquences pour la perception et pour la conception du monde : c'est la conscience-sujet ; de l'autre coté, l'ordre des phénomènes représentés de l'étendue et du mouvement : c'est la conscience-objet.

On arriverait à un résultat identique, si l'on définissait, dans le monde de Spinoza, ceux des attributs de Dieu, les les deux seuls selon lui, dont la connaissance soit à la portée de l'homme, {)ar un attribut unique de l'Être à deux faces : l'une, pour la Pensée elle-même, pour ses modes re[)résentatifs, qui sont les idées intellectuelles et les idées du corps; l'autre, pour l'Etendue en tant que représentée, avec ses modes, et toutes les choses en tant que perçues, et

ÉTUDE SUR LA PERCEPTION ET LA FORCE

toiijoui's en corrélation avec leurs perceptions. Le système psychologique dWlex. Bain, ari'ivant à poseï' la queslion niéta{)hysiquc de rcxistence du monde, qu'il ne saurait admettre hors de la pensée, est cela môme, et ri'|)ond ainsi au spinosisme réaliste par un spinosisme idéaliste, auquel rien ne maiicjuc, excr[)té Tidée de Dieu, ou son nom.

Mais si le psychologaie empii'iste s'est cru (lisi)ensé de considérer l'idée du monde exh'rieur, et d'en clierrlirr Torio'ine hors de la sensation de Tindividu humain acluellenienl donné, il s'est certainement exposé au reprociie d'élre resté au-dessous de ce (jue réclame la tlu-oric Ou bien \\ ne fallait pas la pousser si loin. Le dualisme des sensations musculaires et de leurs conséquences pour la représentation d'un monde externe est insuffisant. Les sensations, avec les organes qui sont à la fois leurs conditions ot huirs objets, font partie de ce monde et réclament leui* explication ; elles ne peuvent pas être traitées connue des données premières, à titre de sujet corrélatif de lobjet uniNci.^el, parce qu'elles tomijent elles-mêmes sous notre observation comme liées indissolublement à une masse immense de nature vivante, divisée entre d'innombrables èti*es caj)ai)les desensibiUtéetde mouvements, et que cette nature inipli(iue à son tour l'existence des conditions matérielles de tous les modes de vie et de sentiment de ces êtres. Les questions d'origine et de cause ne sont pas plus évitables [)0ur le philosophe em|)iriste que pour l'aprioriste. Emanation, panthéisme évolutif ou panthéisme statique, procès àTinfini, ou monothéisme et création : il faut choisii", ou s'arrêter avant que nécessairement la question se pose.

LA l'ERCEPTION CHEZ STUART MILL

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