‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 128 sur 211 · LA PERCEPTION EXTEUNE CHEZ II. TAINE · texte numérisé non relu

LA PERCEPTION EXTEUNE CHEZ II. TAINE

Entre la fin de Técole idéologique, en France, et Henri Taine, qui reprit en quelque manière la Iradilion de cette école, et put, grâce à Tétude des psychologues anglais, pousser plus h/m qu^elle n'avait fait Tanalyse des premiers éléments de la connaissance, au point de vue de Tempirisme, nous ne trouvons que Maine de Biran qui ait approfondi, nous avons vu comment, la question de la perception externe. L'école éclectique essaya de tirer i)rofit du curieux effort de théorie de ce philosophe p«»ur démontrer la connaissance immédiate et simultanée du moi, et de son ol)jet matériel dont sa libre volonté serait le moteur. Mais il faut plutôt dire que, en général, les éclecti(iues se contentèrent d'un spiritualisme plus banal.

Si Ton ne tient i)as compte de celle i)hase du mouvement des idées, Téclectisme, qui se rattache par sa raison d'être à la philosophie beaucoup moins (pi'à la politique, la vérité est que l'école de Locke, amendée par Gondillac, a [)lus de droit qu'une autre à passer pour la vraie tradition philosophique française, depuis l'abandon de la mélhode cartésienne et pendant le cours du \i\' siècle. L'idéologie rèo-ne au commencement de ce siècle ; le matérialisme physiologique et le positivisme (qui date de 182i) font une opposition constante au spiritualisme, que combattent, bientôt après, d'un autre coté, et très ardemment, les penseurs séduits par celles des idées de Hegel qui leur sont accessibles : déterminisme, progrès de Thumanité, panthéisme à l'état vague. Maine de Biran reste un idéologue par ses habitudes d'esprit, et, répugnant à l'idéalisme, cherche péniblement le moyen d'enter sur l'idéologie les croyances s[)irituahstes. Taine enfin, le seul penseur qui

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