DE LA PERCEPTION EXTERNE
Le point de vue mûlaj)livsi(|iic de la perception peut légitimement dilîérer de celui de ropticjue scientifKjue : en lait, c'est profondément qu'il en diiïère. Le? sciences physiques ont pour objet essentiel, dans les ph('nomènes, la (juantité et sa mesure desquelles leur usage dépend. Entre les catégories, celle de Tétendue est la seule (|ui soumette directement à Fétude des (juantités exactement mesurables, c'est-à-dire h Taide d'unités arbitrairement déterminables, qui demeuient approximativement fixes. Pour aucun des autres phénomènes sensibles, sous aucune des autres catégories, la quantité n'est mesurabK% si ce n'est par voie indirecte, au moyen d'unités cjue les l'apports des divers phénomènes à 1 espace j)erm('ttent de choisir et de dt-finir par relation à runi(jue unil«'' l'oiuhimentale, qui est spatiale : ainsi pour le temps, ainsi pour les l'orces, pour la pesanteur, [)our la chaleur, etc. Or le toucher est le seul de nos sens pour lequel des corps surfisamment stables, à positions relatives, à dislances mutuelles sensiblement fixes, se prêtent à une détermination (vxactc et au choix d'une unité a|)pi*oximativement invariable dans nos observations et pour nos expéi'iences. 11 est clair d'après cela que le j)oint de vue physicjue de la perception exige impérieusement rado|)tion des impressions du ion her comme les seules propres à atteindre le genre de réahtés qui est à la portée des sciences. Les sensations visuelles, en particulier, n'ont qu'à se subordonner, sujettes qu'elles sont aux variations et aux illusions que corrigent ou que dissipent les mesures dont les sensations tactiles sont susceptibles.