‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 14 sur 211 · LACTE PREMIER CRÉATEUR · texte numérisé non relu

LACTE PREMIER CRÉATEUR

S'ils croient à la volonté première, créatrice du monde, c'est en vain qu'ils s'efTorcent de lui trouver néanmoins une cause (caifsr dr .sv>/. qui impliquerait alors Vanfrriorifr à soi^ contradictoin' ; et ce n'est qu'au prix d'autres contradictions iné\itîd)les, (jifils essuient de la eomprendr'r commi' au-dessus du temps, de res[)aec et de toutes les relations, et à la fois présent dans toutes, être et essence véritable et uniqu<' de toutes.

Il n'y a qu'une ressource rationnelle et clain^ laissée au philosophe qui entend maintenir sineèremf'nt le principe de la création, c'est de la reg-arder comme le fait rio^oureusemcnt prituordial de la suseitation hors do soi des consciences et volontés individuelles par Tacte de la Conscienc(^ et \'olonté suprême. Or, ce fait n'est ni j)lus ni moins explicable ou intcllij^ible que le fait de Texistence, pour qui la considère dans l'individuel et dans l'universel, dans leur union et dans leur* fondement.

Le pouvoir du Créateur de susciter non seulement en soi des |)hénomènes, comme fait la Peubee, mais, hors de soi, d'autres consciences, pour lesquelles existent aussi, représentativement, des phénomènes, et qui, sous des conditions données, sont aptes à en susciter, ce pouvoir n'est que l'expression parfaite et l'extrême portée de la puissance que possèdent les consciences incomplètes, extérieurement bornées, comme les noires, d'a<>ii« pour se modifier les unes les autres, modifier leurs objets respectifs, et se créer par là mutuellement des modes d'être, ou les suppi'iuK^r. L'efficacité de notre action causale nous paraît plus intellioiI)le que ne l'est la causalité divine donnant l'être à des consciences pour soi : c'est que nous percevons des intermédiaires entre cette cause qui est notre volonté, et ses effets externes ; mais ces intermédiaires ne

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