W. James. T/ie principlea of psycholorjy, p. 569 sq
LIDÉi: Di: FORCE AU POINT DE VUE SCIENTIFIQUE 351
à la traiter métapliysiquement, en ce qui serait de rendre celte solution j)lus indé[)endante de la croyance et des motifs moraux de croire.
En eiïet, la métaphysique transporte notre examen, de la thèse du libre arbiti'e, au dogme du déterminisme universel. Si ce (Ictennuùsnie est un prédéten)iinis)ne dont le point de départ serait un premier comniencement des j//iéNOf)fr/tt'>, ce n'est que par un acte de croyance qu'on peut poser un tel commencement. Si, au contraire, ce déterminisme est un jtrocrs infini, rér/ressif, des phénotnrnes^ il implique la donnée d'une infinité actuelle, acquise au moment présent, du nombi'e des phénomènes produit successivement dans le passé, et dont la sommation se trouverait ainsi faite. Or cette somme est un concept qui implique contradiction ; et de savoir si le principe de contradiction peut s'invoquer valablement pour juger des affirmations touchant Tordre des réalités externes, ainsi (ju'il l'est nécessairement pour garder la cohérence dans le discours, c'est une question qui. bien qu'éminemment lofjique, ne pourrait être tranchée lof/iquemenl sans pétition de principe. De toute manière, en toute méthode, une croyance intervient, avec des motifs moraux entre autres" raisons, pour former la conviction.
CllAPlTHE XX
L IDÉE DE FUilCE AU POINT DE VUE SCIENTIFIQUE
Nous avons vu la théorie de la volonté locomotrice de ^V. James répudier l'hypothèse de l'entité-force, cause transitive, et fixer l'idée de force dans Teffort mental, cause interne, action du sujet |)sychique sur ses idées. La spontanéité appartient donc à l'organe, quelles que soient sa