‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 157 sur 211 · LES FORCES VIVES. L'ENERGIE · texte numérisé non relu

LES FORCES VIVES. L'ENERGIE

du double point de vue à prendre sur les phénomènes suivant qu'ils sont considérés en puissance ou en acte. Il s'y ajoute, |)our la |)hiloso[)hie moderne, sous le nom de jn'incinr de la t int^cnuil ion (/es /o/ccs rires, la loi de constance de la siu/tntc de fénerf/ie acinclle et de lénerf/ie iKilen/ielle en tout temps : c'est-à-dire que cette fonction des phénomènes du mouvement est invariable dans la réunion de ses deux parties. Le travail accompli, énergie emplovee (ou perdue^] ^ est emmagasiné comme pouvoir acquis (ou r/rV) de restituer l'état initiale

L'application de celte loi offre des aspects bien divers, pour le travail humain, et dans l'œuvre des phénomènes naturels. (^)uand le travail humain se produit en sens inverse d'une action naturelle, par exemple, en élevant un poids, qui accjuiert de ce fait une puissance de travail égale à la quantité de travail que son élévation a coûtée, l'énergie potentielle obtenue se trouve disponible pour riionune, et pourra ne lui coùtei* qu un effort pratiquement infinitésimal pour être mise en œuvre et passer à l'acte. Au contraire, si le travail se produit dans le sens et par l'effet d'une action naturelle, par exemple, un corps qui tombe, une rupture d'é(juilil)re instable, une exj)losion, ce sont des faits de passage d'une énergie potentielle à une énergie actuelle, (jui peuv(Mit être spontanés et accidentels, ou provoqués j)ar le j)lus léger effort humain, — la somme des énergies dans les deux états de choses n'est plus constante qu'en ce sens que l'énergie potentielle y>/o/^/'/y/// être restituée par un ijpport de travail équivalent à toute l'énergie cinétique

1. Lii forniult' de Desciirles (ronsorvittion de la (jiiaiititi' du niouvoiiH'iil) n'ost pas luvcist'incnl (-(nilivdit».' |)ai- cclic do Loihidz (coiiscr-

,...»:,... ,1,... f,>...... . ..: IMI . I : I •!•

lo cas di's niouvemeids produits, coiitie des obstacles. |)ar des forces d'action coiistaide, et ces cas sont ceux (pie «'oncenie la grande loi de rénerf.ci(\ pourlescpiels l'action es! i)ro|)oi'tit)nnellv' au carré de la vitesse.

ÉTUDE SLR LA PERCEPTION ET LA FORCE

déployée dansTévénementiuiturel, et que, en attendant, une certaine autre quantité équivalente d'énergie actuelle Ta remplacée, qui peut se trouver désastreuse' j)our l'honime.

Une autre difl'érence, dont la [)ortée est immense j)uur tenir rindusirie lunnaine en échec, consiste en ce (ju'il n'est point possible de dépenser un travail pour un ellet cherché, — de quehpies rn^ius c[u\)Iî- lasse usage pour utiliser lesénergies soit actuelles soit "potentielles, — sans {ju^une partie de Ténergie cinéticpie (h'plovée se li'ouve détournée, par le fait, à la production (Teffets diU'éreids de ceux qu^on se propose crobtenir. De là ce (ju'on ap|)elle /o/rrv /tr/'f/f/cs, eiïels de IVotteuKMit dans une machine, j)ar exemple, ([ui sont un empècluMuent à ce (ju d \ ;iit jamais équation exacte entiv le travail eilectué et la j)uissance (énergie |)otentiellej cpfil auiait pour objet de constituer. Le travail humain ne rend jamais r/i (i/l/lfr le total de ce qu'il a coùt('' en déj)ense d'é'nergie cin(''ti(pie. L'es|)érance chiméri(pie de faire servir un ti'avail efVectif à créer comme résultat la j)uissance disponibh^ d'un tr'avail é'Lîîd a donné lieu à rillusion cpTon nomiue rechei'che (/a nir.nrrmi'nl lii'i'pi'lnrl .

Ces deux grands obstacles au déi>loiement des forces humaines : la destruction sans retour possible des j)uissances naturelles à notre usage, ou du moins d'une partie, et rim[)Ossibilité de récuj)érer en totalité, comme énei'gie [)otentielle, les éner'gies cinétiques employées, n'ont rien qui leur corresponde dans Tordre de la nature, auquel il n'est rien (Textérieur, et pour lecpiel il ne peut y avoir perle ni gain, (juand on le considère exclusivement sous 1 as[)ecl mécanique. Les énergies cinétiques en plus ou en moins V sont toujours compensées par des énergies potentielles en moins ou en plus, et ces dernières sont, elles aussi, des fonctions des masses et des vitesses, mais exercées en mouvements molécuhùres,et non [)lusen transports de masses dans l'espace. Ce sont essentiellement celles qui répondent aux

Page 1