‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 159 sur 211 · LA LIBERTÉ ET LA CONSTANCE DE L'ENERGIE · texte numérisé non relu

LA LIBERTÉ ET LA CONSTANCE DE L'ENERGIE

(( J'ajouterai, écrit-il dans une polémi(iuo contiv un maladroit déleiibeur de Terreur de Descaries, une remarque de conséquence pour la métaphysique. J'ai montré que la force ne se doit pas estimer par la composition de la vitesse et de la o-pandeur, mais par l'c/fel ftdnr. Cependant, il semble que la force, ou puissance, est quelque chose de réel dès à présent, et l'eiret futur ne Test pas. D'où il s'ensuit (fu^il fnmlrn mlnifUre datts les co/'/*s f/fw/f/ifr chose de (/i/fV'/r/ii dt' 1(1 (jraïuii'ui et de la vitesse, à mni/ts f/n'o/i veuille refuser ans eorps toute la puissance datjir. Je crois d'ailleurs que nous ne concevons pas encore parfaitement la matière et l'étendue même. L'auteur de la lieehe relie de la vérité ^ a reconnu cette obscurité à Téiiard de Tàme et de la pensée, contre le sentiment commun des cartésiens, mais, quant à la matière et à l'étendue, il parait convenir avec eux... »

Cet écrit de Leibniz est dat('' de quehpies années avant la publication première de ses idées relatives à la doctrine des monades. On voit qu'ici, en passant, ce n'est rien de moins déjà (pie l'action n''elle de la matiét-c d(^s corps qu'il revendiqu(\ et, par conséquent, ce (ju on [)ouri'ait ap[)eler force vive^ et cause j)roprement dite, ou action du mobile corps, en outiv du sens abstrait de la délinition de la loi (pii fournit ce le moven de réduir-e les forces à un calcul de g-éométrie ». A un |Mjint de \ ne supérieur fjui est celui de la métaphysique, et (jui s'éloij^ne de la métliotle illusoire de réalisation des abstractions, en ce qu'il vise les éléments mêmes des corps en leur attribuant implicitement la fonction mentale pour leur reconnaître la force, Leibniz résout le double problème de donner à la philosophie une théorie de la matière, et à la |)hysique mathématicpie une loi (pii doit lui sufiire jusqu'à nouvel oi'dre, et la préserver du réalisme de la force abstraite.

1. Malcbraiiche. —Voyez livre 111, i*« partie, chap. mi. delà licc/œi'clie de la vérité.

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