Optique de Sewton, questions VIII et XXIII
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sla^-nantes, le foin ou le blé humides mis on tas et enflammes par la fermentation, les vers luisants, les yeux de certains animaux agités par la colère, le phosphore de Boulogne exposé à la lumière, le phosphore conmiun qui épr'ouve (juchpie attrition, Tambre et certains diamants froHés, les particules d'acier détachées par le choc d'une [)ierre à fusil, le fer battu à coups de marteau, un essieu enllammé par le mouvement ti-op rapide des roues; et les liqueurs dont le mélange excite une vive cfîervescence, telles que Tacide nitreux fumant mc\r nvec le double de son poids dliuile d'anis ? »
Ce langage où la théorie des vibrations, causes des phénomènes, se propose, sans renoncer au point de vue de rémission d'une matière spécifique, qui cependant en est à peu près le contraire, nous montre l'obstacle à l'adoption du principe delà physique mécani(|ue, dans la persistance du réalisme des qualités sensibles, (y principe, que des applications arbitraires, des explications fondées sur la pure imagination des tourbillons formés au sein d'une matière continue, discréditaient dans la philosophie de Descartes, surtout en présence des brillantes découvertes dues à la méthode sévère de l'expérience, en Angleterre, ce principe capital ne devait reparaître qu'au moment où le caractère fictif des a fluides impondérables » éclata dans la déclaration (jue faisaient unanimement les physiciens, vers le temps où Comte exposait son |)lan de Philosoj)/ue posilicv, de n user de ces hypothèses que comme de moyens commodes pour « relier les faits ». Ce reliement laissait toujours un hiatus qu'on trouvait impossible i\ combler, enti*e chaque fluide et son action, pour donner lieu aux mouvements caractéristiques de son ressort. La vérité du principe cartésien ne se montra vivement (ju'ù la suite du progrès des machines, de l'étude du fonctionnement de la machine à vapeur, notamment, et du calcul du travail moteur et de la production calorifique, reconnus inverses
LA COSMOGONIE DE DESCARTES
Tun de l'autre en quantité. De là l'assimilation de ces quantités, Fune à des sommes de forces vives motrices, l'autre à des sommes de forces vives moléculaires, et enfin l'interprétation du principe de la conservation des forces vives comme constance de la somme de ces deux variables ; l'énergie virtuelle et l'énergie cinétique actuelle dans le monde.
CIlAnTRK XXXV
LA COSMOCiONIE ET LA PIIVSlUb'K DE DESCAUTES.
LES TOUllIULLONS
Quoique l'électricité et les réactions chimiques n'occupent pas encore, à coté de la chaleur et de la lumière, la place bien détei'minée qui paraît devoir leur revenir dans l'ensemble de la physique mécanique, on peut désigner, en termes abrégés, par la chaleur, le grand ordre de fonctions qui dépend des vibrations moléculaires des corps en tant que leurs modifications répondent aux afTections sensitives des êtres et aux phénomènes de la vie végétale, et, avant cela même, aux états divers de fluidité ou de solidité des corps. D'une autre part, la gravitation est la forme dominante des énergies cinétiques, parce qu'elle est la seule force universelle constante, dans le sens dynamique de ce mot, et agissant à toutes distances. Et la qualification de forces réelles peut être attribuée à la chaleur et à la gravitation, parce que leurs actions peuvent être regardées comme remontant jusqu'aux monades, êtres ultimes, essentiellcment actifs, dont les atomes ou molécules, premiers corps élémentaires, vibrants et gravitants, à propriétés spécifiques, sont les produits, soit fluides, soit sous les formes de la cristallisation, et enfin de l'organisation.
Les actions respectiy^es de la gravitation et de la cha-
KTL'Dl-: SUR LA PKRCKPTION Ilï LA VORŒ
leur sont clevenucs, (le|)uis les découvoi-tes de h\ Iherinodvnamiquo, le sujet de toutes les spéculations r-osmogoïiicjues et eschatologiques en un sens tout matriicl de ce derniei* mot, emprunté à la tliéoloii,'io qui lui donne une signification morale.
Il est de la nature et du devoir de la science de s'élever aux no!ioî)- r^i aux conceptions les plus g(''néi'ales possibles, sans que la recherche et les hypothèses échapj)ent au ressort de l'expérience et de la loj^ique, comme si l'ullime vérité de l'origine et de la cause n'était pas au delà. Telle est la condition des cosmoi^'onies physiques. « Je ne doute point, écrivait Descaries, au début de la sienne ', (pie le monde n'ait été créé au commencement avec aut;uit de perfection qu'il en a... j)our ce (jue considérant la toute puissance de Dieu, nous devons juger (jue tout ce cju'il a fait a eu dv<, le conunencenK^nt foute la perH'ction cju'il devait avuii'... i(Mil de mènu' nous u-rons mieux entendre quelle est g'énéralement la nature de toutes les choses qui sont au moud •. si nous j)uuvoiis imaginei* <jurl(jut'.> principes (|ui soient fort intelligibles et fort simples, destpiels nous fassions voir clairement (jue les astres et la Terre, et enfin tout le monde visible aurait pu éti'e pi'oduit ainsi que de quehjues semences, bien (pie nous sacliions (pi'il n'a pas (Hé pioduil en cette fa(,'on; (pie si nous le déciivions seulement comme il est, ou bien comme nous cr'ovons qu'il a été crrô. Et pource que je pense avoir lrou\é des principes qui sont tels, je tacherai ici de les cxpli(pier. » Et Descaries {)rocède à l'exposition du système des Tourbillons.
Ce système est rigoureusement mi'eaniipre. C'(\st un mérite qu'on devrait plus unanimement reconnaili'e à son auteur, aujourd'hui qu'on n'admet plus d'autiv fondemiMit possible à la physique générale pure, que le mouvement de la matière abstraite rc^gie par des lois mathémati(pies. Des-