‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 177 sur 211 · LA THEORIE DE LA CONTINUITÉ DE ROSCOYICII · texte numérisé non relu

LA THEORIE DE LA CONTINUITÉ DE ROSCOYICII

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contradiction introduite dans sa théorie parla reconnaissance de (( l'impossibilité de l'existence simultanée d'un nombre absolument infini des jtoiiUs de l'uni yvV'/.s » d'un côté, et, d'un autre C(Mé, j)ar l'adoption du principe de la continuité mallK-malique, (( en vertu duquel tous les points d'une ligne donnée peuvent être occupés les uns après les autres par des points de lieu réels, à savoir dans le mouvement conliim, et tous les moments du temps contiim peuvent se raj)porter à la durée d'une chose quelconque. » 11 se pose, à cet endroit, la question : et « on peut, dit-il, mettre en doute, si tous ces points de lieu peuvent exister à la fois : je n'oserais en décider \^dc/uiu'c non ausù/i) ». Mais ce qui le confirme en son opinion sur la nalure et la contiiuiité de l'espace, c'est qu'elle évite les principales difîicultés des autres doctrines, et résout tous les problèmes physiques, de la manière la plus satisfaisante.

Hoscovich fait au système de la continuité réelle une autre objection très profonde, sans en apercevoir la portée : il démontre, en efFet, que les véritables grandeurs, les distances, les mouvements absolus nous (''chappent; que le monde resterait le même pour nos perceptions si les dimensions des choses étaient changées, établies sur une autre échelle, ainsi que les forces; que nous ne pouvons nous assurer d'aucune unité de mesure dans le temps, ni même dans l'espace, et qu'enfin nous ne connaissons que des relations. Mais au lieu de conclure de cette constatation le principe de la relativité de la connaissance, principe qu'elle fait ressortir en montrant la chimère de la poursuite des derniers éléments de la quantité extensive ou successive, Boscovichse contente de remarquer que notre entendement ne va [)as au fond des choses; et il suppose par là que cette matière vide a u/i fond, que logiquement elle ne saurait avoir; car la continuité est, commme l'infini : le sans fond.

1. Roscovich. l'hilosophiœ liuluralis, etc., j)p. 314, 317 sq., :28G sq.

ÉTUDi: SUR LA PKUCKPTION KT LA FORCK

CHAPITUK XXXIX

LES Tiii:si:s tiikolociui'es chez noscovicii

Le point de vue de lioscovich est eontmiro à la eonlinuité, dans l'appendice de son ouvrai;v, où il l'ail une incursion sur le clianij) Ihôoloi^i^iue. Là, la doctrine de la création lui dicte la thèse nettement finitistc, et, vu vertu de rini possibilité {r/ff'il n (h'inontrrr de re.xistence de Tinlini déterminé en soi, dans Tordre de la o-randem* comme de la |)etitessc, il réfute ro|)inion de l'éternité du monde. 11 pose Toeuvre du (j'éateur comme une consfitulion divine de tous les éléments des choses en des îKjinbres détermini's, cl il tait une importante remarque : c'est que le concept de réternité future nVst nullement atieint par la contradiction à laquelle est condamnée l'hypothèse d'une éternité écouh'i' ' la raison très simple en est que le prolongement sans lin (\v^ phénomènes ne peut jamais aboutir à rinfinilt' numérique réalisée, jamais cesser de constituer des nombres déterminés ^

La doctrine de Hoscovich nous parait, mal«^'ré tout, si on la considère ilans le s\ sterne j)hy.>i(jue, qui en est la seule partie ori<;inale, une sorte d'hérésie du leil)nitianisme, qui apporterait un amendement considéi-ald»'. (*t dans une lieui'cuse direction, à l'inlinitisme des monades leibmtiennes, si ce n'était que \v pln^icion renonce au caractère essentiel de la monade, pour en [vduire la dclinition à dus propriétés mécaniijues. Il ne laisse pas de conserver la loi mathématique de la continuité, incompatible a\r la réelle individualité des forces, et il garde ainsi le fondement physique du déterminisme, (pioiqu'il n'en accepte^ pas la conséquence. Il refuse enlinde compléter la loi universelle qui

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