‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 190 sur 211 · LA MATIÈRE SELON LES COSMOGONIES PHYSIQUES · texte numérisé non relu

LA MATIÈRE SELON LES COSMOGONIES PHYSIQUES

naturelle ». Kant, se rattachant aux idées générales de la phvsique newtonienne sur la matière et les forces, elsui)posant l'attraction universelle et la division des éléments en une inlinité de |)arties de densité ini'gale, admet, ce que, sans doute, Newton nc^ lui aurait pas accordé, que « les éléments possèdent par essence les foi'ces (pii peuvent les mettre en mouvement, et sont pour eux-mêmes sources de vie. La matière est, par suite, en etïbrt constant |)our se fa(;oimer. Les éléments disséminés d'espèce plus dense attirent à eux toute la matière plus légère qui les environne... La conséquence de ce travail sera la formation de diverses masses qui, une fois ci'éées, resteraient éternellement en r(»pos, équilibrées [)ai' l'égalité de leurs attractions mutueUes ». L'hypothèse des forces répulsives vient ici s'ajouter à la loi de raltraction universelle pour explicjuer les mouvenn^nts célestes. La « force de répulsion des dernières particules dans les(pielles la matière est résolue » est appelée à donnei* la raison des mouvements circulaires, de la rotation des masses sur elles-mêmes, et des orbites planétaires \

Les deux parties dont se compose cette cosmogonie sont éo-alemcnt insutlisantes en leur fondement mécanique : la première en ce (jue. partant de l'idée d'une diiîusion de la matière dans lintt'gralité, — ou plutiM l'infuiité — des espiices steUaii'e^, [auteur envisage une loi d'attraction universelle (jui aurait pour etïet de rassembler en une masse uniipie le système des amas de matières dénués de vitesse initiale. Le princi|)e manque pour la constitulioa des iiHlivi(ln:jlit(''S physiques. La seconde partie, qui fait intei'venir les forces répulsives, n'aj)porte pas une application

correcte des lois de la mécani(|ue à rex|)lication des révolutions célestes, telles qu'elles sont constituées. Laplace, quoicju'il n'ait pas laissé de sp('culer, lui aussi, sur une

\. KiUiL r/u'oric (/u ciel (trad. de M. Wolf dans son savant Traité des ll;/putlicses cusmoi/imiijucs) "i^ [)i{v[U\ eliai). 1.

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origine matérielle étendue à Tensemble de Tunivers* s'est vu obligé, pour son exposition mathémnliquc du système du monde, de [)rendre le point de départ dans une nébuleuse individuelle soumise à des mouvements déterminés, dont il a développé les conséquences.

M. Fave qui, de notre temps, a été conduit par les objections auxquelles certaines observations astronomiques ont prêté de la force, contre le système du monde de Laplace, a tenté une restauration du système cartésien des tourl)illons, a corrigé le plus grave défaut du « monde de Descartes » en v introduisant la loi de Tattraclion. 11 a pu aussi combler par la thermodynamique les desiderata laissés par sa théorie de la chaleur; mais le dernier fondement physique lui a fait défaut, comme il avait fait à Ivant pour lui permettre de passer de Tunité du [)rimilif concept de la matière infiniment divisée, mobile et gravitante, à h\ loi des individualités astronomiques; et il a dû supposer des centres particuliers craltraction au sein du chaos immense de matière raréfii'e, divisée et transportée en tous sens, où s'agglomèrent des masses et se produisent les phénomènes d'incandescence suite des collisions :

(( L'univers a été tiré du chaos, c'est-à-dire d'amas informes de matériaux excessivement rares, occupant des espaces immenses et animés de mouvements de translation en sens divers qui ont divisé le chaos général en lambeaux séparés. Cvst jtfir la (niHlrn^alioit /frof/rr^<irr dr rcs lambeau.r, ou itrhnlcuses c/ia(ffl(/ffi's, vers ce ri aiii sien 1res (fattractio/i.qffr sr so/if formres les rloilcsinnoittbrdhlcs. Leur incandescence vient de la chaleur développée dans l'acte de leur formation. Leur provision de chaleur est limitée; elles finiront par s'éteindre. »

(( Ces idées sont généralement acceptées », continue M. Paye, dont les hypothèses propres innovent seulement sur l'ordre et les lois propres du système solaire et de ses

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