Vovez, ci-d(.'.ssus (hui). XXXL
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KTUDE SUR LA PERCEPTION ET f. \ FOnn:
culaires dont dépend la vio de la nature, les inductions tirées des phénomènes du retn^idissement dont nous sommes témoins ou que nous produisons dans nos laboratoires, nous montrent tous les corps, simples ou composés qu'ils puissent être, arrêtés dans un état de solidité invariable, cristallisés peut-être en toutes leurs molécules intéj'Tantes, jusque sous Tapparencc d'une pulvérisation informe, en tout cas sans réactions mutuelles entre ces molécules, qui fixées dans leurs conditions d'équilibre interne n auraient |)lus d'autres relations extirieures que celles qui ri'sultent de vitesses accpiises et de la loi de la |;ravilation. Ces relations subsistantes, accrues de l'énerj^ie perdue des vibrations calorifiques, et «mi l'absence supposée de tout milieu capable de résistance au mouvement, feraient du monde le th('âtre exclusif des transports de masses plus ou moins a«^-i»lomérées, mues par la pesanteur sous des lois de mécanique céleste. L'idéal des conséquences de cette hvpothèse est la réduction de l'être matériel à l'unité de concentration (sauf la perpétuation des mouvements acquis) puisque telle est la tendance de la force attractive si on ne suppose aucune autre action dans le inonde. Mais si on fait une réserve pour la conservation d'une donnée antérieure de masses et d'impulsions diverses dont l'elîet se perpétue, il faut ajouter que, en cas de rencontres et de chocs entre ces masses, les collisions ramèneraient la chaleur dans le monde.
Le sens inverse du développement de l'énerg'ie détruit la cohésion, au<;mente l'écartement des molécules, les désairrèu-e et tend à un état de dissociation des molécules et d'absence de réactions et de combinaisons, en cela pareil à celui qui peut répondre à la températui'e dite de zéro aùsolu (soit ^T:^)" au-dessous du zéro de notre échelle thermométrique). Les termes extrêmes que les deux transformations inverses du mouvement nous donnent à imaginer, seraient donc, si nous les définissions d'un point de
L'ORIGINE DU MONDE AU POINT DE VUE MÉGANIQUE o07
vue abstrait, d'un côté, l'énergie cinétique parvenue à son maximum, portant sur les masses données, en quelque état d'agglomération ou de division qu'elles se trouvent, et avec les mouvements de translation et de rotation qui leur appar'tiennent en vertu de la gravitation et des impulsions quelconques antérieurement reçu(\s, mais dénuées de vibralions moléculaires; de l'autre coté, la dissolution universelle de la matière et sa distribution uniforme dans l'espace, sous Taction exclusive de forces répulsives égales, placées en de mutuelles conditions partout identiques. La gravitation universelle maintenue, s'exerçant sur les molécules uniformément disséminées laisserait la matière en cet état diffus, faute des différences de densité nécessaires pour constituer des centres d'attraction distincts, et par là ramener l'énergie cinétique. Il y a donc parité entre les deux hypothèses des fins, en ce que les éléments y parviennent également à l'état de constitution fixe et de mort, sans actions mutuelles capables de donner naissance à d'autres êtres individuels que les monades réduites à leurs propriétés constitutives primaires et universelles.