‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 199 sur 211 · CHAPITRE XLVIH · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLVIH

DE LOHKllNE DU MONDE AU POINT DE VUE MÉCANIQUE

Considérons les états opposés de la matière aux deux extrémités de la distribution des forces cinétiques et vibratoires dont l'ensemble compose l'énergie constante de l'univers. La matière de la somme totale des molécules^qui sont actuellemeut ré|)arties entre les corps divers du système solaire, si on la supposait diffuse et uniformément distribuée dans une étendue de rayon égal au rayon de l'orbite de Xep-

KTUDE SLR LA PERCEPTION ET LA FORGE

tune, serait portée à un déparé de rarélaction dépassant celui qu'on n'obtient aujourd'hui qu'avec les meilleures machines pneumatiques. C'est Tétat où la matière est peut-être, mais à différents deorés, d'une condensation supposée croissante, dans les nébuleuses étudiées [)ar llerschell. Si une pareille masse vient à se concentrer, l'application de la théorie thermodynamique nous montre, — en réduisant du moins à un temps assez court une |)ériode qui a du être longue, — le choc des molécules, mises en vibration thermique, dévelop[)ant, au centre, une quantité de chaleur qui se serait élevée, au total, jusqu'à un demi-milliard de degrés centigrades de température. Et telle a pu être, on a |)rétendu la calculer, la température initiale du globe solaire avant son refroidissement, |)ar l'effet duquel se serait formé progressivement le système des planètes selon l'hypothèse de Laplace*.

Laj)lace lui-même, quoique ne disposant pas des ressources de la thermodynamique pour l'explication de l'incandescence, a fait remonter sa cosmogonie beaucoup plus haut qu'on ne le remarque d'ordinaire et jusqu'à l'état primitif d'une nébulosité presque imperceptible. Il laissait par conséquent le développement calorifique inexpliqué', et c'est aussi, nous l'avons remarqué plus haut, ce qu'avait fait Kant. « Dans l'état primitif où nous sup[)Osons le soleil, c'est Laplace qui parle, il ressemblait aux nébuleuses que le télescope nous montre composées d'un noyau plus ou moins brillant, entouré d'une nébulosité qui, en se condensant à la surface du novau, le transforme en étoile. Si

l'on conçoit par analogie toutes les étoiles formées de cette manière, on peut imaginer leur état antérieur de nébulosité, précédé lui-même par d'autres états dans lesquels la matière nébuleuse était de plus en plus diffuse, le noyau étant de moins en moins lumineux. On arrive ainsi, en remontant aussi loin qu'il est possible, à unc nrlndositc 1. Stcchi, Le soleil, p. 28G,

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