‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 200 sur 211 · L'OHIGINE DU MONDE AU POINT DE VUE MÉGANIQUE · texte numérisé non relu

L'OHIGINE DU MONDE AU POINT DE VUE MÉGANIQUE

tellvinvnt (Jiffu^e qitr Fon pourrait n peine en soupçonner ^existence ))^ Cependant Laplace attribue à une chaleur excessive l'état de ce fluide qui formait l'atmosphère du soleil, primitivement étendue au delà des orbes de toutes les planètes. Mais l'évolution mécanique de la nébuleuse crée pour la cosmogonie une difficulté plus radicale que ne fait l'origine de la chaleur, et logiquement insurmontable.

Le propre d'un système d'évolution est de poser un état originaire. La condensation de la nébuleuse, qui est cet état, n'est point un accroissement universel et uniforme de densité, qui serait une création et non pas une évolution. C'est la constitution d'un ou de plusieurs centres particuliers autour desquels la matière se condense. Il faut donc un agent ou une puissance qui suscite ces formations dans un état primitif de la matière dont l'idée se tire précisément de l'absence de toutes différences. Mais où les prendre sans sortir de l'hypothèse? L'homogénéité des éléments et l'uniformité de leurs conditions quant à l'espace se refusent à l'emploi de la gravitation pour donner la raison de la constitution de certains centres. Eût-il connu cette loi, Descartes n'aurait pas moins été obligé, dans son système, qui n'est point sans analogie avec celui de la nébulosité de la matière, de recourir à Dieu pour diviser cette substance continue, et partout égale à elle-même, en parties de grandeurs convenables, dontu plusieurs ensemble, autour de (juelques centres disposés en même façon dans l'univers que nous voyons que sont à présent les centres des étoiles fixes ». Au lieu de dire de Dieu qu' « il a fait qu'elles ont toutes (ces parties) commencé à se mouvoir en deux diverses façons, à savoir chacune à part autour de son propre centre »■, il aurait attribué à Dieu l'institution de la loi des révolutions célestes, ce qui est la même chose,

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