‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 202 sur 211 · LES FINS POSSIBLES DE MONDE MÉCANIQUE · texte numérisé non relu

LES FINS POSSIBLES DE MONDE MÉCANIQUE

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nous sommes hors d'état d'exphquer le passage de ïliomo- //r/tr à Yliéféntf/rnr; mais alors, à la condition de pouvoir ramener [)ar l'évolution les phénomènes à leur état originel de ditl'usion, nous trouvons rex[)hcation de la nébuleuse elle-même dans la loi universelle qui fait les évolutions se succéder éternellement les mêmes. C'est la conception d'Heraclite et des Stoïciens, et c'est encore le procès à l'infini , (pii nous vient sous cette forme, à moins cpie nous n'admettions, à l'origine, la j)résence d'un agent capable de commencer, dans le milieu donné, le mouvement de causalité et de linalili' à la fois d'où procèdent les individualités dans le monde. Mais si nous admettons un tel agent, il est lo<''ique de le poser comme le créateur aussi de ce miheu, le créateur de la matière, qui, sans la force n'est rien, non plus que la force n'est rien, si elle n'est la cause volontaire et n'agit pas pour une fin.

CHAnïHK XLIX

DES FINS IMJSSIDEES DE MONDi: MÉCAMUl H

Le problème des lins de l'univers, au point de vue des lois de la mécanicjue, diffère beaucoup de la question de l'orimwr du monde. On part, eneffet, d'une donnée vérifiable, celle (le l'état actuel et (les tendances vérifiées des forces naturelles,

au lieu d'avoir à créer des hypothèses sur l'état premier, constitutif de la matière, et on a la ressource des inductions auxquelles se |)i'ètent l'action et les lois de ces forces. Mais il se présente, dans l'étude de ces lois, une circonstance (|ui change totalement le point de vue premièrement soi'ti pour nous de l'opposition entre l'énergie cinétique et l'énergie caloi'ilique, lorsque les supposant développées au détriment l'une de l'autre, et chacune jusqu'au terme

|{i:noivieh. — Le Pcrsoiinali.snu'. 33

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extrême de son développement, nous arrivions pour les deux cas pareillement, à une liypothèse qui mettait fin aux réactions moléculaires et à toute vie de la nature. Nous prenons ce mot vie dans l'acception la plus larf^e qui peut embrasser les modes variables de la matièi-e inorganique. Il ne [)araît nullement y avoir parallélisme, en effet, sous la condition réelle des deux foi-mes de Ténergie, telles qu'elles sont données dans la nature, entre les deux hypothèses pures dont Tune envisagerait le lefroidissement absolu, avec la conservation des mouvements, en cpielqucs états de densité que se trouvassent les corps diversement ao-olomérés, et mus dans le vide; Tautre, IVntière dispersion des molécules exclusivement livrées aux vibrations calorifuiues. Les deux termes respectivement complémentaires de l'énergie constante de Tunivers n'observent pas une loi de réciprocité dans la substitution nalmvlh', l'une à l'autre, des actions qu'ils expriment.

Un postulat de physique que son inventeur II. Clausius) a pu nommer le scdUH/ prl/tr/pr t/r hi /hnun' mcrdinijnc (le lu rhalrnr, et (jui, bien que ne passant pas encore sans objections, nous otîre assez le caractère d'une loi de la nature, part de l'idée que « la chaleur doit tendre par sa nature à équilibrer les températures. Elle doit donc toujours chercher à passer d'un corps chaud à un corps froid; et le passage inverse ne peut avoir lieu que pour autant qu'une autre quantité passe en même tem[)s d'un corps chaud à un corps froid, ou qu'il arrive une autre modification qui ait la propriété de ne pouvoir être anéantie sans occasionner un passage analogue. Cette modification spontanée doit être regardée alors comme l'équivalent du passage de la chaleur d'un corps froid à un corps chaud, de sorte qu'on ne peut pas dire que ce passage se soit effectué de lui-même.

« Je crois donc, conclut l'auteur, pouvoir adopter dans

ce sens, comme axiome,

Li:S FINS POSSIBLES DU MONDE MKCANIQUE

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(( Que la chaleur ne peut pas passer d'elle-même d'un corps froid à un corps plus chaud. »

Le premier principe de la thermodynami(|ue découvert par N.-L. Sadi Garnot, consiste en cette loi : que le passa<''e de la chaleur d'un corps à un autre est ce qui constituc le travail elTectué par la chaleur, sans (ju'il y ait rien dans l'effet produit qui dépende de la nature des corps qui servent à la transmission \ Mais Garnot paraît être demeuré dans ridée, autant du moins qu'en témoigne son ouvrage, que la clialeur est une quantité sni f/rnrris qui ne se perd point pour que le travail se fasse. J.-ll. Player et les physiciens qui ont calculé Yrijniralrnf /ftnyfjfif/HC </r l(i (hah'ffr ont complété la découverte. Clausius, y ap|)riquant sa méthode, et se fondant sur son axiome, c'est-à-dire sur le défaut de n'rrrsi/ii/ifr du passage de la chaleur d'un corps chaud à un coips plus froid, a démontré que le passa^'C du travail à la chaleur, lequel s'effectue de lui-même sans compensation, n'est pas non plus rrrcrsii/Ir, mais que la chaleur ne peut se transformer d'elle-même en travail, et qu'il y faut une compensation.

Ces [)rincipes, appliqués à l'univers, sont de grande conséquence : « S'il se présente constamment, dans l'univers, des cas où des mouvements propres à de grandes masses, et qui sont provenus du travail des forces naturelles, ou (jui (lu moins, à supposer que nous n'en connaissions pas l'origine, peuvent être censés provenir de ce travail, se convertissent en chaleur, c'est-à-dire en mouvements moléculaires' par le frottement ou par d'autres

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