I.KS FINS POSSIBLKS DU MONDI- MIXANIQUE
que le cléfinit la tliéorie de Clausius, et nous avons vu aussi ,|u'il n'était pas possii)le de faire sortir de cet état les mouvements de translation el la formation des masses, phénomènes qui supposent des transports d'éner-ie et par conséquent des variations de température, contrairement à Thypotlièse de réquililiie initial '.
Si enfin nous prenions Toriginc du monde en l'état de l'énergie divisée, ce n'est plus une origine que nous poserions ; ce serait le monde lui-même, avec les liaisons établies et les propriétés des éléments dont le fonctionnement..i-ii ne dépend que des relations des forces attractives et répulsives, conduit par les actions et réactions de ces forces aux synthèses qui sont les atomes ou molécules spécifiques , les corps, les organismes, la vie, la nature tout entière en son développement.
La phvsique ne peut, en résumé, ni donner la raison du mouvement, soit qu'il ait à naître d'impulsions sans précédents, soit qu'il naisse de l'attraction mutuelle de moUv culcs semblables, uniformément réparties dans l'espace, et, par suite, expliquer la formation des masses et la pro- <lùction de la chaleur par leurs collisions ; — ni rendre compte, inversement, de la génération de l'énergie cinétique (attractive) en prenant pour donnée l'énergie moléiMilaire (répulsive uniforme et sans différences ;— m nous faire comprendre le passage de l'un de ces genres de forces à l'autre, quoiquelles existent potentiellement les unes <lans les autres, pour ainsi dire, et que leurs actions se remplacent les unes les autres sans que la somme de leurs valeurs mécaniques varie; - ni enfin les supposer toutes à la fois données et en rapport entre elles de la manière dont témoigne l'expérience, ce qui serait le monde posé, non expliqué. Mais tout cela veut dire, un mot suffit, que la physique n'expliquant pas la force n'explique pas la cause, n'explique pas l'origine.