‹ Le personnalisme suivi d'une étude sur la perception externe et sur la force [microform]Chapitre 26 sur 211 · ET DE LA NATUUE · texte numérisé non relu

ET DE LA NATUUE

L\Hat actuel delà nature, le réo-imc des forces en activité sur les planètes, et les conditions d'existence de Tanimalitô et des hommes dénotent un grand écart du bien et peuvent, par opposition, nous enseigner ce que dut être un état initial conforme aux idées de Tordre et du bien.

Nous voyons ce qu'on appelle l'ordre de la nature se dérouler tout entier dans la discordance entre une loi morale de finalité universelle, qu'on voudrait croire, et la loi d'évolution de toute vie individuelle, qui est le fait. Les êtres organisés sortent d'un état germinatif potentiel, pour atteindre des degrés plus ou moins élevés de jouissance des facultés caractéristiques de la vie; et une loi inverse des phénomènes vitaux amène ces êtres à la désorganisation, et leurs facultés vitales, si ce n'est h ranraiiU^5>ement, à une involution dont l'issue est ignorée. (]ette destinée, la seule visible, ne peut pas être l'application d'un plan premier et normal de création. La vie doiniée a dii normalement impliquer la vie qui ne finit pas. La vie universelle n'a pas dii être une synthèse de vies mortelles, séparément négligeables, et comme nulh^s. Le régime universel de la mort pai'aît être le résultat d'une perturbation pi-ofonde.

L'état de la planète Terre, d'après lequel les analogies permettent de juger de l'état des autres phinètes, s'il en esld'habitables,est,enses conditions matérielles, auxquelles le travail de l'homme n'a pu apporter de changements que relativement faibles, tout le contraire d'un habitat ou d'un ateher qui auraient été préparés pour l'enti'etien de la vie, avec les ressources et les instruments nécessaires ù l'industrie humaine. La surface de la planète est elle-même, à

Page 1