HYPOTHÈSE DE L'INDÉFINITÉ DES GERMES
propres des hommes de plusieurs races, en des nombres immenses, et la [)lupart ou n'ont |)as rté fécondés, ou sont morts avec les ovaires qui les contenaient. Car une lois rentrés, par la mort de ceux-ci, dans le torr-enl commun de circulation des éléments, et ne trouvant pas de voie de retour aux conditions de la o-énéralion, on peut considérer leurs puissances comme éteintes. Est-il possible que l'énorme déperdition des o'ormes, ainsi liée à la loi de la oénéralion, ne rende pas vaine, ou du moins incertaine, la reî)roduction des êtres dont ces germes sont ce[)endant descendus?
CIIAPITIU: XM
D'UN MODE 1>0SSIBLE DE RESTA lUATlOxN DES I*EUSON.NES IMMOliTELLES
Le problème paraît ardu, d'expli(juer comment il se pourrait que, le nombre des [)ersonnes dont s'est composée l'humanité du monde primitif étant limité et fixe, le nondjre des personnes appelées à une vie restaun'e pour le monde subséquent dût être le même et composé des mêmes, — nous n'avons à envisager ici que la question physique, sans la compliquer de la question théologique de Vr/rrfion ou de la répro/jalioit ; — conmient disons-nous, cette espèce d'équation est-elle sup]:)Osable alors que, dans cet intervalle des deux mondes qui est le monde actuel, la loi physiologique appelle à Texistence un nombre en quelcpie sorte indéfini de personnes, données virtuellement dans leurs germes, dont rimmense majorité périt sans atteindre son développement, dont quekpies-uns seulement échappent à la destruction par reflet de causes qui [)euvent passer pour accidentelles.
Ardu certes serait le problème, et beaucoup trop pour