LES ANCIENNES SOCIÉTÉS LIBRES
aseoiulaiil ou dcsccndani (Func sociélé vers un ordre de justice, entre la justice naturelle et la justice positive. Identiques en leur racine menlale, elles diflV'rent tellement par la matière desdiflicultéset des drhats qu'elles soulèvent, que la prvmière ne lait plus yy/y///<//^^vy/r/^/ question pour la m»»i'ale, dans une sociélé |)olicée, tandis (jue les questions disputées de la seconde contiiuicnt de former en quelque sorte le tissu de la ()olilique vl de Hiistoire, pour autant que les pi'incipes y réclament un rùle.
Les sentiments natui'els élémentaires du juste et de Finjiislo sont simi)les, ils ne dépassent pas les premières donnces de la raison. Au deoré près de leur intensité, très varial)l(', il est vrai, selon les personnes, ils sont bien plus cummuns, dans le cai'actère humain, que le droit raisonnement, et presque autant que Tusage instinctif des catéj^-oiies de TenltMidement. ('ar leur matière se réduit essentiellement à celle des deu.v préce|)tes (jui constituent la partie morale du Décalog'ue, et dont tout homme éprouve la force, non sans doute quand il les viole, mais quand il a à souil'rir de leur violation. L'observation de ces préceptes, — une observation approximative, car, exacte et entière, elle ne Test jamais — est la condition absolument nécessaire du maintien de toute société, parce qu elle justifie la confiance cpie l'individu peut avoir: T de ne subir point la violence dans sa [)ersonne ; 2'' de n'être pas troublé dans les [)ossessions ou ti'ompé dans les attentes dont la sécurité lui a été promise, ("est à ces deux termes, en effet, que revient en dernière analvse le contenu des commandements sous leur forme énergique et brève : Tu ne tueras point; Tu ne voleras point.
Cette société qui ne se conserve que grâce à lobéissance d'un nombre suffisant d'hommes à ces points fondamentaux de la loi morale, ou à la crainte des j)Ouvoirs établis pour en punir la violation, cette sociélé n'est pas réellement organisée sur un plan qui dépasse de beaucoup l'idée
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LES VICES DE L'ETAT S«h:IAL