LES VUKS DE PAIX PERPETUELLE
s'rpuiscr en aiinomonls, sans autre objet (|iie de pouvoir se défendre. L'ambition liégémonif|ue, svnon\niL' do la passion des conquêtes, autant qu'elles j)araissent |)Ossii)les, est natui'ellement transférée à renij)ire allemand. Une autre nation, qui déjà occuj)ait par ses colonies ou tenait sous sa domination de grandes n'gions des cinq parties du monde sans paraître s'apei'cevuir que c'était là posséder un empire, a fait récemment cette découverte, et un homme d'un i^'énie plus large que le simple génie brilaiini(jue, mais également inspiré ])ar rethnologie, a suggéi'é à rem[)ereur allemand la grande pensée d'unii'rAnglo-Saxon et le Germain dans une alliance^ capable de gouverner le monde. Troisième allit', ou r*i\'al, le Xord-Américain se découvre, lui aussi, une vocation impérialiste. D'une autre part, remj>ire russe à la fois s'cMend et se resserre, et le voisinage de l'empire chinois lui oll're les chances les plus favorables, au moins à longue échéance^ j)om' le [)artage (le celte \ a.^le curi c que se |)rometlent les autiv.-) empires. Enfin, la Fr.ance, sous la protection de Tempire l'usse, le seul di'^ empires, en r]in^)pe, qui soit inté-ressé à la conservation des Etats latins, la France ne renonce j)as à toute ambition impérialiste; elle porte, ne [)ouvant mieux faire, ses vues sur le continent africain. Le champ est inculte, mais vaste.
On voit (juelle large carrière s'ouvre aux rivalités, aux guerres, en consé(juence. ainsi (juc cela s'est fouj»)urs vu; (piels dangei's menacent les j)etits Etats, (juelles misères si)nt suspendues sur tous. Contre la suite des maux à prévoir* en raison des commune.^ probabilités fondées sur rhistoire, et de Tordre commun des j)assiuns humaines, avant que se constitue Tunité impériale du globe, — si ce n'est qu'on n'ait pas plutôt à craindre le prolongement