VICES KT ESPÉRANCES DE LA DÉMOCRATIE SOCIALISTE
garantit régnlité, il y compte du moins, tandis que l'aristocratie du capital lopprimc et l'avilif. Le système socialiste le plus simpliste, celui qui abolit la proprii'lé, est ainsi entré le plus aisément dans le cœur du peu|)le ; Tesprit (rorganisalion a lait alliance, chez un grand nombre, avec Tesprit révolutionnaire qui, de son cùté, était le résultat iatal de Tinjustice des classes dirigeantes et des espi'rances populaires invariablement trompées après ciiaque révolution. La réaction des intérêts ploutocratiques contie toute réforme politique favorable à la classe la plus nombreuse et la plus pauvre est aussi fatale que Tout été, en tout temps, les causes de ces révolutions elles-mêmes, toujours imputables à Tégoïsme des riches et au refus des réformes.
La question sociale est ainsi ramenée à ses termes uénéraux de tous les temps où la démocratie a régné avec la lutte des classes. Les dangers en sont par cons(''quent les mêmes; il est difficile qu'ils soient évités sans un progrès dans l'esprit de justice des populations et dans les mœurs, surtout dans le progrès moral (jui mettrait les classes ouvrières à même de se rendre maîtresses de leurs instruments de travail et, par conséquent, des prix de leurs produits. Elles auraient à établir les prix j)ar des conventions délibérées entre elles, et pour leur intérêt comnnui, (pii est aussi rintérêt des consommateurs. L'évolution coo|)érative, si jamais elle s'accomplit, sera comparable à ce que furent l'abolition de l'esclavage, et plus tard l'abolition du servage, et moralement supérieure, parce que les j)remières furent en grande partie spontanées, ou nécessitées en divers lieux par les circonstances, et que celle-là serait le triomphe de Tautonomie, la constitution de Tinternalionalisme, et la paix des nations, exigée par la solidarité mondiale des intérêts économi(]ues organisés.
Ceux des socialistes qui, définissant ainsi leur id('al, en comprennent ra[)plication comme compatible avec la garantie de la propriété indi\ iduelle, limitée par les lois.