L'ABSOLU, LA CONSCIENCE PRINCIPE DU RELATIF
Finvolution d(^s phénomènes, ne sont plus guère représentés dans la philosophie moderne que par le principe de FAmour commi^ moteur universel du mouvement cosmique. Encore voit-on ce principe se réduire souvient à l'idée d'une certaine tendance universelle des choses, dont le penseur craint de préciser la fin, et (jui a chez lui sa source dans un vague optimisme esthétique.
Tous les principes mis en œuvre dans h^s systèmes qui érigent en réalités fondamentales des modes de penseur relatifs sont entachés de ce vic(^ commun : qu'ils ne remontent pas jusfiu'à la relation fondamentale, condition de tous les rapports paiiiculicrs possibles. Ceux fju ils posent comme premiers, ils voudraient les soustraire à la condition de relativité, à laquelle tout ce qui peut appartenir à la connaissance est assujetti.
Les philosophes qui élèvent au plus haut degré la réalisation de l'abstrait vont jusqu'à prendre pour principe de toute réalité un pur nom : V Absolu ; car ce mot, cpiand il est employé, non comme un terme qualificatif, et ainsi qu'il s'entend d'ordinaire en théologie, mais en manière de substantif, u/>soliimna, n'a point de sens. Les penseurs qui s'en servent, ou de son synonyme : VIncondition?ié, ne réussissent pas même à s'épargner le procédé iUogique des inventeurs d'hypostases. Ces derniers, en effet, font sortir les hvposlases des idées de relation que leur soumettent l'esprit et le monde; où les prendraient-ils ailleurs ? Ils prétendent ensuite en déduire l'esprit et le monde, en déduire l'ensemble de ces mômes rapports dont les hvposlases tirent leur signification. Et les inconditionallstes!^ eux aussi, sont obligés de recourir à des intermédiaires i)our établir un rapport entre l'Inconditionné et le monde, c'est-à-dire de chercher, comme les autres, des