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82 LE PESSIMISME AU XIXe SIÈCLE.
de toutes parts, où le vieil édifice germanique craquait et s'effondrait, où l'Autriche et la Prusse étaient menacées de se voir renverser l'une après l'autre, sous les coups de Napoléon ; mais peu importait à ces esprits mystiques qui continuaient à vivre dans un monde idéal, sans souci ni des baïonnettes françaises, ni de l'embargo, ni de la confédération du Rhin. Ils détournaient surtout leurs regards de ces hommes grossiers qui se remuaient sur la surface de la terre pour y gagner de quoi vivre, et ils proclamaient que ne rien faire est la consommation de la science de la vie. Il est vrai que ces belles théories étaient exposées dans un style fort emphatique, qui provoqua les railleries de Jean-Paul, et formaient la contradiction la plus frappante avec les thèses quiétistes qu'elles soutenaient. »
Faut-il rattacher à ce mouvement d'idées le grand ouvrage de Schopenhauer qui parut en 1819 sous le titre de : Le monde considéré comme représentation et volonté? Lui aussi, il avait profondément subi l'influence des études orientales qui commençaient à entrer par la