CHAPITRE III
parer à toutes les difficultés qui se présentent, que l'on fait jouer dans les grandes circonstances, que l'on arrête dans les temps ordinaires, que l'on oublie même volontiers dans l'habitude de la vie, tant leur jeu est bizarre, bruyant, criant et compliqué. M. de Hartmann fait la figure d'un machiniste d'opéra, qui aurait à représenter devant nous quelque lourde et gigantesque féerie d'abstractions dramatisées. Il y manque jusqu'ici l'accompagnement nécessaire, que fournira sans doute la musique de l'avenir ; je ne désespère pas que M. Wagner, le compositeur prédestiné du pessimisme, n'en tire quelque jour le sujet d'une partition, le drame de l'Inconscient, une cosmogonie désespérée, et ne le traduise en lugubres symphonies, dignes du monde qui va naître et développer devant nous sa tragique histoire.