‹ Le pessimisme au 19e siècle: Leopardi - Schopenhauer - HartmannChapitre 74 sur 167 · T.vepysta 6 r.ou^on; to spyov laTi tmç (Ethic, IX · texte numérisé non relu

T.vepysta 6 r.ou^on; to spyov laTi tmç (Ethic, IX

130 LE PESSIMISME AU XIXe SIÈCLE.

de notre personnalité en lutte avec l'obstacle et qu'il consacre notre triomphe au moins partiel et momentané sur la nature. Voilà l'effort, voilà le travail dans sa réalité.

Nous sommes au cœur du pessimisme. S'il est prouvé que la volonté n'est pas nécessairement et par essence identique à la douleur, s'il est acquis à la vie et ,à la science que l'effort est la source des plus grandes joies, le pessimisme n'a plus de raison d'être. Poursuivons cependant l'examen des thèses secondaires qui viennent se grouper autour de cet argument fondamental.

^JTout plaisir est négatif, nous dit Schopenhauer, la douleur seule est positive. Le plaisir n'est que la suspension de la douleur, puisque, par définition, il est la satisfaction d'un besoin et que tout besoin se traduit par une souffrance; mais cette satisfaction, toute négative, ne dure pas même, et le besoin recommence avec la douleur. C'est le cercle éternel des choses : un besoin, un effort qui suspend momentanément le besoin, mais en créant une autre souffrance, la fatigue, puis la

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