CHAPITRE IV
que la volupté est le plus vain de tous les plaisirs : tq^ovyi àTCavTtov à^a^oveVraTOV.
Cette suite de considérations qui ne perdraient rien à être exprimées plus simplement se résument en une seule idée : l'homme, dans la passion , est le jouet et l'esclave de l'espèce pour laquelle il s'agite, souffre toujours et meurt quelquefois. L'amour le plus éthéré n'est que le travail de la génération future qui veut vivre aux dépens de la génération présente et la contraint de s'immoler à son aveugle et irrésistible désir. C'est ce qu'un poète contemporain i , traduisait naguère avec cette sauvage énergie:
« Ces délires sacrés, ces désirs sans mesure, Déchaînés dans vos flancs comme d'ardens essaims, Ces transports, c'est déjà l'humanité future Qui s'agite en vos seins »
Ceux qui s'aiment ne savent pas ce qu'ils font. Entraînés, aveuglés par l'instinct qui