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4. T Û ysvoç àvQptoitcov itoXvôàxpvTOV, àd6evèç, oîxTpov, Sup6(jievov xxrà yr};, xat 8iaXv6fJi.evov.
3. A gamemnon, 1300 seq. D'autres exemples peuvent se trouver dans Euripide :
« Le bonheur n'est pas durable ; il n'existe que pour un jour. » (o ô' oXjitaç oO pepaioç, àXX' eçT)(j.epci>v)
Et dans Homère :
« Il en est de la génération des hommes comme de celle des feuilles. » (oîrj 8yj çvXXwv yzvlri toi^ôs xot avSpwv)
Comparez le proverbe : « L'homme est une bulle » (rcopcpoXugb avOpwicoç) ; rie même la fréquente comparaison de la vie à une ombre (<rxia, axiaç ô'vap, xowcvoO exxia, etc.).
Sully. — Pessimisme. 2
nale, le ton prédominant était optimiste; de même, dans la période de la décadence romaine et de la dissolution de l'empire, l'humeur contraire a prévalu. Bien que cette tonalité d'esprit se soit fréquemment revêtue d'un extérieur quasi philosophique, ce n'en était pas moins le sentiment profondément enraciné d'un siècle, recouvrant toute philosophie. On peut eo trouver la trace dans les écrits du poète et du philosophe, et on peut la découvrir parmi les vestiges d'idées et de sentiments populaires qui ont été conservés jusqu'ici. J'aurai bientôt à parler du rapport de ce tempérament de l'esprit avec les idées philosophiques définies.
Il n'est point nécessaire de citer les nombreuses lamentations des écrivains romains sur les maux sociaux de leur époque. Le tempora, o mores ! de Gicéron représente un découragement qui prédomine, à la vue des maux qui s'amoncellent sur une constitution politique à son déclin. Même le Carpe diew qu'enseigne Horace, bien que portant un léger déguisement de philosophie épicurienne, recouvrait une teinte bien foncée de pessimisme. Il repose sur la conviction que la vie est quelque chose comme une ombre, quelque chose d'éphémère, que Dum loquimur fugerit invida setas et que tout grand et vaste effort est futile et insensé.
Cette même veine de découragement, cherchant à se cacher sous un voile de gaieté cynique, a affecté d'autres classes que les classes littéraires. Nous en avons une preuve dans quelques-unes des inscriptions tombales qui nous ont été transmises. Prenez pour exemple l'inscription suivante : « Je n'étais rien, je ne suis rien, et toi qui vis, bois, mange et joue, viens!.. Camarade, toi qui lis ceci, réjouis-toi dans la vie; car après la mort il n'y a point de réjouissance, ni de rire, ni aucune sorte de joie... Ce que j'ai bu et mangé, je l'ai emporté avec moi: j'ai laissé tout le reste derrière A . » Qui ne sent point le ton
1. Cité par M. Huber dans son intéressante brochure intitulée : Dev JV simismus. Je suis redevable à cet ouvrage pour plusieurs de mes éclair cissements historiques du pessimisme.
d'amer désespoir par rapport à toutes les grandes fins de la vie cherchant à se dissimuler sous ce déploiement forcé et intempestif de gaieté?
Que le ton pessimiste soit entré profondément dans l'esprit de cette époque, on peut le voir aussi dans les écrits des philosophes, même de ceux dont les principes inclinaient de préférence, comme nous le verrons plus tard, vers une conception optimiste du monde. Nulle part on ne peut trouver de plus sombres peintures de la vie que dans les écrits de quelques stoïciens, et ces descriptions ont tous les traits caractéristiques de cette forme spontanée et inconsciente de pessimisme que nous considérons en ce moment. Sénèque, par exemple, dans ses Consolations à Marcia, a fait l'éloge de la mort, comme de la meilleure invention de la nature. Après avoir examiné plusieurs des principales afflictions de la vie, il écrit : « A quoi sert-il de pleurer en détail ? L'ensemble de la vie humaine est lamentable. De nouvelles infortunes tombent en foule sur toi avant que tu aies payé ta dette envers les anciennes *. »
D'un ton un peu moins amer, Marc Aurèle, non content de dépeindre le caractère éphémère des choses de la vie et le néant de toutes les visées humaines, en vue de rendre l'esprit calme et indifférent au milieu du tourbillon du monde, soutient que la mort est un bien positif. Le seul motif qui pourrait nous attacher à la vie et nous retenir ici, c'est le bonheur d'être environné de gens qui ont les mêmes sentiments que nous. Mais, à l'heure présente, l'anxiété que le désaccord profond de la vie humaine occasionne dans un esprit réfléchi nous conduit à nous écrier : « mort, ne retarde point ta venue 2 . » Parmi d'autres écrivains de cette époque, je puis nommer Pline l'Ancien, qui, au septième livre de son Histoire naturelle, s'abandonne aux convictions les plus décourageantes du pessimisme. « Voulons-nous, écrit-il, former une juste conclusion et arriver à une décision, en rejetant toutes les séductions