‹ Le pessimismeChapitre 23 sur 79 · Pensées, p · texte numérisé non relu

Pensées, p

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« vaine, comme d'autres avant eux l'ont rendue « vaine ^ »

Et il exhorte l'homme à se détourner de la femme, il veut que la vie tarisse, que le feu de l'amour s'éteigne, que le froid gagne peu à peu la nature entière et que la Volonté glacée et gémissante rentre dans le néant.

Le pessimiste accuse la femme de tous les maux. Elle en est bien innocente. C'est le plan de Tépreuve, pour lequel on ne Ta pas consultée, qui a disposé les hommes et les biens dans une telle relation, que l'effort, la lutte, l'occasion de mériter devinssent inévitables. La population est la seule question économique, sociale, morale. Le nœud conjugal est le nœud du drame de la vie. C'estautour delà femme que les forces ennemies, celles qui nous sollicitent au repos et celles qui nous poussent à l'effort, se livrent bataille : c'est pour se la disputer que la mêlée est la plus ardente. A nous-mêmes a été remis le soin de nous rabattre à coups de fouet dans Tarène, d'y pousser de nouvelles troupes de martyrs, d'alimenter le supplice jusqu'à la consommation des siècles.

Il faut donc que cette force qui nous pousse ait une effroyable puissance pour tenir tête à toutes les résistances de l'inertie, de l'intérêt, de l'égoïsme. Mais , enfin si l'humanité passe par-dessus

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