Le MondCf I, pp. 7 à
Digiti
et l'objet. « Nous ne sommes partis ni de l'objet, ni du « sujet, mais de la représentation qui les contient et les « présuppose déjà tous deux, puisque la séparation en « objet et sujet est sa forme première, sa forme la plus « g-énérale et la plus essentielle *. »
Complétons la théorie de la connaissance. Il y en a deux sortes, Tune directe, semblable à la lumière du soleil, obtenue par l'espace et le temps, formes de la sen^ sibiliié, par la causalité forme de r entende ment : elle est commune à Thomme et aux animaux, à tous les êtres pensants. c< Tant que nous restons sur le terrain de la « perception pure, tout est clair, déterminé et certain. Il (( n'y a là ni à interrog'er ni à douter, ni à faire erreur; « on ne veut pas et on ne peut pas aller au delà; Tintui- « tion nous laisse calme et le présent nous laisse satisfait. « L'intuition se suffît à elle-même ; c'est pourquoi tout « ce qui ne procède purement que d'elle et lui est resté « fidèle, comme une véritable œuvre d'art^ par exemple , « ne peut pas être faux, et ne peut plus atout jamais être (( réfuté, car l'intuition ne donne pas une opinion, elle « donne la chose même *. » Ce premier mode est la connaissance intuitive. L'autre est la connaissance abstraite. « Avec elle, naissent, dans la théorie, le doute et (( l'erreur, dans la pratique, le souci et le repentir. »
L'entendement est le même, dans l'homme et l'animal, mais ses deg-rés sont bien différents. La connaissance des complications les plus extrêmes de causes et d'effets dans la nature appartient à l'entendement et non à la raison qui est abstraite. Ce fut une conception immédiate, intuitive de l'entendement, que la découverte faite par Hooke de la loi de la gravitation, que celle de * l-'oxyg-ène par Lavoisier *. « Le manque d'entendement « s'appelle bêtise, c'est-à-dire obt usité dans l'application de