‹ Le pessimismeChapitre 37 sur 79 · Id., I. p · texte numérisé non relu

Id., I. p

« la loi de causalité, incapacité de saisir immédiatement « les enchaînements de cause à effet, de motif à action*. » Cette réflexion diminue singulièrement l'éloge de l'entendement, instrument si sûr et susceptible cependant de tant d'écarts.

Pour nous faire à la langue de Schopenhauer et nous habituer à ses divisions, repassons ce que nous venons d'exposer. Le premier côté du monde est la Reprcsent a tion comprenant le sujet qui connaît et l'objet connu. Il y a deux sortes de connaissance : l'une est l'intuition qui a lieu tout d'un coup, grâce au principe de raison. Celui-ci se compose du temps et de l'espace, appartenant à la sensibilité, et de la causalité qui est du domaine de l'entendement. La matière est toute causalité, et se trouve ainsi exister et être connue. — Observons qu'il ne faut pas confondre le principe de raison avec la raison, laquelle appartient au deuxième mode de connaissance, la connaissance abstraite dont nous allons parler.

« A côté des représentations examinées jusqu'ici, et « qui, suivant leur composition, peuvent se classer en « temps, espace et matière, quand on les considère au point « de vue de l'objet, ou en sensibilité pure et entendement « (c'est-à-dire connaissance de la causabilité), vues par « rapport au sujet,il existe encore dans l'homme seul, entre « tous les habitants de la terre, une autre faculté de con- « naissance; il s'est ouvert à lui une nouvelle conscience, « que l'on a très justement et instinctivement nommée la f réflexion. C'est en effet un reflet, un dérivé de l'autre « connaissance, mais elle a une substance et des formes « entièrement différentes de celles de l'intuition *. » Cette faculté intellectuelle spéciale à l'homme est la raison. Le langage est la première production et l'instrument indispensable de la raison. De môme que l'entendement n'a

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