‹ Le pessimismeChapitre 41 sur 79 · rf., I, p · texte numérisé non relu

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« dants et des cuistres: Gela seul peut nous faire com- « prendre comment Leibniz et WolfF,.avec tous leurs « successeurs, ont pu s'ég-arer au point d'affirmer, à « l'exemple de Duns Scot, que la connaissance intuitive « n'est qu'une connaissance abstraite confuse... C'est « cette opinion absurde qui a aussi fait rejeter des ma- « thématiques leur évidence propre, pour y introduire « l'évidence log-ique ; c'est elle encore qui a fait ranger « sous la large dénomination de sentiment tout ce qui ce n'est pas connaissance abstraite et la fait déprécier; « c'est elle-même enfin qui a poussé Kant à affirmer en « morale que la bonne volonté spontanée, qui porte « l'homme à la justice et au bien, n'est qu'un vain âen- « timent et un emportement momentané, sans valeur et « sans mérite, et à ne connaître de valeur morale à la « conduite qu'alors qu elle est dirigée par des maximes « abstraites i. »

Ce n'est qu'une application d'une des parties du système de Schopenhauer, qui lui sont les plus chères; il l'a expliquée amplement dans le 4® livre et dans ses deux Essais. La morale n'est d'aucun secours pour la conduite qui est entièrement dépendante du caractère ^.

Il avait peur qu'elle ne nous améliorât et ne nous fît prendre notre parti de vivre dans un monde si mauvais. Il s'en prend ici au stoïcisme qu'il appelle un eudémonisme spécial, et constate son échec, quoique, plus pratique que les autres systèmes, au lieu de transporter la vie dans le concept, il ait transporté le concept dans la vie.

Le deuxième livre a pour titre : « Le monde comme « volonté : Première considération : L'objectivation de la « volonté. »

Nous voyons la représentation du monde, i

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