‹ Le pessimismeChapitre 42 sur 79 · Le Monde, I, p · texte numérisé non relu

Le Monde, I, p

2. Schopenhauer manque ici d'originalité, car la q été rebattue par la philosophie grecque.

sig-nifie-l-elle, qu'est-ce qu'il y a au-dessous, quel est son objet, sa base ? « Nous voulons connaître la sig-ni- « fication de ces représentations : nous cherchons à ap- « prendre si ce monde n'est plus rien au delà de la « représentation, auquel cas, indigne de notre attention, « nous le laisserions passer devant nous, comme un « rêve inconsistant ou comme une image fantastique ; ou « bien s'il est encore autre chose, s'il est plus que cela et « ce qu'il est *. »

Les philosophes, à l'exception des sceptiques et des idéalistes, parlent tous delà représentation comme ayant un objet pour base; cet objet, quoique différent de la représentation par son essence et toute sa substance, « lui « ressemblerait néanmoins comme un œuf à un autre. « Mais nous ne gagnons rien à cette explication, et elle « ne nous aide pas à distinguer de la représentation un « semblable objet; nous trouvons, au contraire, que les c( deux sont une seule et même chose, puisque tout objet « suppose éternellement un sujet et par suite reste tout « de même représentation * ».

Si nous nous tournons vers les mathématiques, elles ne nous parleront que du nombre et de la grandeur, qui ne sont que relatifs, c'est-à-dire comparaison d'une représentation avec d'autres, et cela uniquement au point de de vue spécial de la quantité : ce ne sera pas l'explication que nous cherchons.

Nous adressons-nous aux sciences de la nature? Les unes, comme la botanique, la zoologie, s'occupent de la description des formes : elles peuvent s'appeler la morphologie. Les autres, la physique, la chimie, la mécanique, la physiologie, expliquent les changements des formes. Le nom d'étiologie leur convient. La morphologie classe, sépare, réunit selon des systèmes naturels ou artificiels, démontre l'existence d'une analogie infini-

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