Id., I, p
ment nuancée, d'une unité de plan « qui la fait res « bler à un ensemble de variations très divi « sur un thème qui manque... Elle fait passer « vaut nous une infinie variété de fig-ures , re « pourtant entre elles par une ressemblance de fai « très reconnaissable ; ce sont nos représentations « quelles, arrivant par cette voie, restent toujours él « gères pour nous, et ressemblent, vues sous cet ue t( aspect, à des hiérog-lyphes indéchiffrés . — L'étioh « par contre, nous apprend qu'en vertu du princ'ij <( cause et efiFet, tel état déterminé de la matière en ar « tel autre ; et avec cela elle a expliqué et fourni toi « qu'elle pouvait expliquer et fournir... Par là nous i « tenons pas le moindre . renseignement sur l'ess « intime de l'un quelconque de ces phénomènes : <( essence, dont l'explication n'entre pas dans le don: « de l'étiolog-ie, reçoit le nom de force ' naturelle^ « constance immuable avec laquelle se produit la n « festation de cette force, on l'appelle loi natûr « Mais cette loi naturelle, ces conditions, et cette pro « tion d'un phénomène en tel endroit et à tel moi « déterminés, voilà tout ce qu'elle connaît et peut jai « connaître. » Schopenhauer se sert de la compara célèbre employée par Leibniz: « On pourrait comp « cette recherche de l'essence à une coupe à travers « marbre ; la coupe montrerait une foule de veines « rant à côté les unes des autres, mais ne permettrai « de voir leur cours intérieur jusqu'à la face opposé( (( demande la permission d'employer une autre cor (( raison, trop plaisante peut-être, mais beaucoup « frappante : il me semble que le philosophe, qui, ( (( ses investigationsjvient d'étudier l'étiologie de l'enj « ble de la nature, doit éprouver le môme sentir « qu'un homme entré, il ne sait lui-môme comm « dans une société qui lui est totalement inconnue; a Ci quoi, chaque personnage, à tour de rôle, lui en
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« sente un autre qui à son tour lui présente le premier < comme un ami et un cousin, sans autrement se faire (( connaître : mon homme, qui assure à chaque présenté « qu'il est enchanté de faire sa connaissance, aurait « constamment sur les lèvres la question : « Gomment (( diable suis-je entré dans cette société?... Nous voyons « donc qu'en partant du dehors on ne peut arriver à (( connaître l'essence des choses : de quelque manière « qu'on s'y prenne, on n'obtient que des images et des (( noms. L'on ressemble à quelqu'un qui tourne autour « d'un château, cherchant vainement une entrée, et qui (( en attendant esquisse les façades. Telle est cependant (( la voie suivie par tous les philosophes jusqu'à moi *. » Quelle est donc cette entrée du monde mystérieux que Schopenhauer a eu le bonheur de trouver? Ill'a montrée de loin, au comniencement du premier livre. — Le monde que nous ne connaissons que comme représentation est semblable à notre propre corps, dont nous avons une connaissance double comme représentation et comme volonté. Participant aux deux côtés du monde, notre corps nous fait communiquer avec l'un et avec l'autre.
Le corps est représentation. — Il sert de point de départ au sujet pour la connaissance. L'entendement perçoit les effets et les causes; ceux-ci n'existeraient pas et l'entendement ne s'exercerait pas, s'il n'y avait pas de changements dans la matière du corps, dont l'essence est l'activité. Le corps fait dont partie de la représentation, est objet immédiat. Le reste nous est connu par lui, médiatement. Nous n'arrivons à la connaissance de notre corps comme objet proprement dit, c'est-à-dire nous ne le séparons du sujet, de la représentation, nous ne le plaçons dans l'espace, que par voie médiate, après l'application de la loi de causalité à l'action d'un corps étranger ou d'un de nos membres, la main, sur le corps. Ce n'est qu'en vertu de la connaissance, ce n'est que dans