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Le Monde, I, pp. 456 à

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la représentation, c'est-à-dire uniquement dans le cerveau, que notre propre corps arrive à apparaître comme quelque chose d'étendu.

En d'autres termes, le corps est sujet, car il est la condition de l'entendement, il est objets car le contact avec les autres corps le manifeste comme étendu dans l'espace, mais seulement sur le grand tableau de la représentation *.

Le corps est volonté. — «Il serait impossible de connaî- « tre la signification de ce monde qui est notre représenta- « tion, ni de comprendre sa transformation de pure repré- « sentation du sujet connaissant en quelque chose d'autre, « si l'homme n'était lui-même qu'un sujet connaissant (une « tête d'ange ailée et sans corps). Son propre corps est « une représentation comme toutes les autres, un objet (( parmi les objets; à ce point de vue, les actions, les mou- « vements de ce corps ne lui sont pas autrement connus « que les changements de tous les autres objets de l'intui- « tion, et lui resteraient aussi étrangers et aussi incompré- « hensibles, si leur signification nelui était dévoilée d'une « tout autre manière... L'essence intime et incomprise de « ces manifestations et de ces actions de son corps, il « l'appellerait également une force, une qualité ou un « caractère, selon qu'il lui conviendrait, mais sans mieux « la comprendre pour cela. Or, il n'en est pas ainsi, tout « au contraire; l'individu, le sujet connaissant possède « le mot de Ténigme: et ce mot c'est volonté 2.

« Le sujet connaissant, dont l'individuation résulte de « son identification avec le corps, connaît celui-ci de « deux manières différentes : une première fois comme « représentation intuitive dans son entendement, comme c< objet parmi les objets et soumis à leurs lois; puis « comme quelque chose qui est directement connu de Ai chacun et désigné du nom de volonté. Tout acte de

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