‹ Le pessimismeChapitre 50 sur 79 · Le Monde, I, pp. .243 à · texte numérisé non relu

Le Monde, I, pp. .243 à

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« mais si on lui demandait pourquoi il veut en général, « il ne trouverait pas de réponse : la question lui pa- « rattrait môme absurde... Le manque de but, l'absence cr de toute limite est essentiellement le propre de la voie lonté en soi, qui est une aspiration sans fin...

« La volonté sait toujours, lorsque la connaissance « l'éclairé, ce qu'elle veut à tel moment, en tel endroit. « Mais elle ne sait jamais ce qu'elle veut en g-énéral ; « tout acte spécial a un but; l'ensemble de la volonté (( n'en a pas*.

Le troisième livre nous ramène devant le monde comme représentation. « Seconde considération : La « représentation indépendante du principe de raison. « L'idée platonicienne. L'objetde l'art. » Tel est son titre.

Schopenhauer a la conviction que les degrés d'objectivation sont les idées de Platon, en tant qu'ils représentent les espèces bien définies, ou les formes et les propriétés primitives et invariables de tous les corps organiques ou inorganiques de la nature, ainsi que les forces générales se manifestant selon des lois naturelles. L'Idée n'est pas soumise au principe de raison : aussi n'a-t-elle ni pluralité ni changement. Les individus dans lesquels elle se manifeste, sont innombrables : ils naissent et périssent incessamment, mais elle, elle reste invariablement la même.

On connaît les individus, et les individus connaissent par le moyen du principe de raison : l'Idée est en dehors de la sphère de connaissance de l'individu comme tel.

Pour qu'elle puisse devenir objet de sa connaissance, la condition nécessaire sera donc la suppression de l'individualité dans le sujet connaissant : en efiFet, le principe de raison est la forme de toute connaissance pour le sujet, en tant que celui-ci connaît comme individu.

Schopenhauer reprend de page en page cette pénibl démonstration que nous pouvons nous épargner de

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