cf., pp. 288 et suivantes
Digiti
(( tion contre le motif. Elle a tout à fait le caractère de (( Faction réflexe ou des mouvements réflexes deTinstinct. (( Il paraît donc qu'il n j a en réalité qu'un critérium (( certain pour reconnaître la nature spéciale de la vraie « et décisive volonté. C'est l'action... Il faut donc affîr- (( mer que la décision de la volonté s'élabore dans la (c région de l'Inconscient*. »
La manifestation actuelle de la volonté, comme réaction sur le motif, est un acte inconscient, déterminé par la nature du motif et l'énerg-ie de la réaction de la volonté.
Nous nous demandons maintenant en quoi consiste la moralité.
Le motif n'est qu'une pensée : on ne peut lui attribuer aucune moralité. Elle ne peut être rapportée qu'à ce facteur inconnu de la conscience, qu'on doit considérer comme une partie du caractère, comme le principe de l'individualité.
Ce fondement du caractère peut être modifié par l'exercice, l'habitude, mais non par Tenseig-nement, ni par la religion, ni par la culture : celle-ci influe sur l'élégance des formes, mais non sur la moralité. Libre à la conscience de présenter avec insistance les motifs au principe inconscient de la moralité. Mais cette intervention aura-t-elle de l'effet ? La conscience, pour le savoir, doit attendre patiemment qu'elle en soit informée par l'expérience, car l'acte seul manifeste la volonté et permet de reconnaître si ses intentions s'accordent ou non avec l'idée que se fait la conscience au sujet du bien et du mal. Les actes que l'on qualifie de moraux ou d'immoraux doivent être mis sur le compte de l'Inconscient.
Qu'est-ce que le bien et le mal ? Ce sont des créations de la conscience. Ils ne peuvent en aucune façon convenir à l'Inconscient. Il n'y a donc pas d'instinct moral, puisque l'instinct appartient à Tlnconscient, (( bien que