La Philosophie, mêrne chapitre
Digiti
la raison, pris dans la nature et non dans ce naturel sans raison qui s'élève par sa propre puissance aussi bien à Terreur qu'à la vérité, au mal qu'au bien. Plus rien au monde ne peut prouver que la morale n'est pas une erreur.
M. de Hartmann fétudie ensuite l'action de Tlnconjcient dans le jugement esthétique et la production des irts. Il découvre que le jug-ement esthétique est un jug-ement fondé sur l'expérience, qu'il repose sur l'impression 3Sthétique, enfin que celle-ci a son orig-ine dans l'activlté de l'Inconscient *..! Le sort du beau est donc plus enviable que celui du bien : il a son fondement dans la nature. Pourquoi celte différence? M. de Hartmann n'a peut-être pas voulu [faire moins pour le beau que Schopenhauerqui avait exalté l'art et rabaissé la morale.
Le surplus du premier volume est employé à l'examen ies manifestations de l'Inconscient dans l'orig-ine du iangag-e, la pensée, la perception sensible, le mysticisme, ['histoire, la vie humaine. On connaît maintenant expérimentalement ^'existence de l'Inconscient, son action : mais qu'est-il, que fait-il, qu'est-ce que le monde, qu'estze que nous ? Le second volume répond à ces questions sous ce titre : Métaphysique de l'Inconscient.
Le système de M. de Hartmann est moniste. La substance unique est l'Inconscient, l'Un-Tout, qui se divise, ivec quels efforts ! en deux principes, l'Inconscient proprement dit ou la Volonté, et l'Idée, laquelle arrive à la luciiitésous le nom de conscience. Ce monisme est un conflit 3erpétuel. L'Inconscient et la Conscience sont lesdeuxan- ;ag-onistes qui sont nés d'un déchirement de la substance inique et qui ne se rejoindront que pour s'anéantir. A ['homme est réservé l'honneur d'amener cette catastrophe îiBFroyable, mais désirable, car c'est le moyen d'en finir ivec le monde, œuvre mauvaise de [ces deux prinûpes. Le salut du monde repose sur l'émancipation de